‹ Magasin d'education et de recréationChapitre 69 sur 142 · LA GUERRE · texte numérisé non relu

LA GUERRE

Dispense-toi, Paix à la langue dorée, de me faire des phrases. Je ne les écoule pas.

Je laisse parler les bavards, et je vais en avant. Le monde appartient aux braves.

LA PAIX

Le monde appartient à ceux qui ont raison. Puisque lu ne veux pas m 'écouter, tu vas les entendre eux-mêmes, et lu verras

S'ils SOnt aVeC toi. ( So tournant vois les ir.orts. )

Levez -vous, mes enfants, et venez confondre ceux qui veulent se battre avec les os des morts.

(Le* mort» se lèvent.) LE GRENADIER.

J'ai dormi longtemps depuis Ausierlitz! Qui êtes-vous, camarades?

LE HUSSARD

Moi, j'arrive du champ de bataille de Leipsick, ou la grande race allemande a brisé le joug que lui avait imposé ton empereur. -

LE GRENADIER

Kl lu y es resté?

LE HUSSARD

J'en suis fier.

LE (illEN AIMER.

Tu as raison , mon brave. Chacun se doit à sa patrie. Nous avons fait comme toi, nous autres. Si vous nous aviez laissés tranquilles en 92, nous ne serions pas allés chez vous.

LE COSAQUE

Moi, je me suis fait tuer sous les murs de Paris, où la grande Russie était allée re-

L'ANNIVERSAIRE DE WATERLOO

porter l'affront qu'elle avait reçu à Moscou.

l'écossais. .

Moi je suis tombé à Waterloo en vengeant le grand peuple anglais des menaces du camp de Roulogne. J'ai noyé dans mon sang le dernier effort de votre aigle impériale.

LE GRENADIER

Eh bien! nous pouvons aller ensemble.

Moi, j'ai rougi de mon sang la plaine d'Austerliiz, où la grande nation française s'est vengée de Brunswick et de Souwaroff. Nous avons tous péri, ensevelis dans un triomphe. Nous pouvons nous donner la main.

LE COSAQUE

Us braves se valent sons tous les costumes. Donnons-nous la main.

LE HUSSARD

Nous sommes tous morts pour la pairie.

Soyons frères.

l'kcoss a is.

Soyons frères. Les haines de la terre ne pisseni pas de l'autre côté du tombeau.

(>)» rdunuwml leur» main» ) LE GRENADIER.

Et maintenant que la paix est faite, racoulons-nous ce que nous faisions avant de devenir des guerriers.

LE COSAQUE,

Moi , je cultivais un champ dans la steppe, et je nourrissais ma vieille mère.

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