L* ÉCOSSAIS
Moi, j'élevais ma fille en cultivant le champ que j'avais défriché" dans ma bruyère.
LE HUSSARD
Moi , je vivais avec ma femme sur le champ que nous cultivions.
LE GRENADIER
Moi aussi, je cultivais un champ, et j'étais le soutien de ma sœur. Il parait que nous étions d;i même monde tous les quatre. Comment avons-nous pu nous tuer les uns les autres?
LE COSAQUE
Le czar a parlé, et j'ai marché.
l'écossa is.
Le parlement a voté la guerre, et j'ai marché.
LE HUSSARD
Nos princes ont crié : Aux armes! et j'ai marché.
LE GRENADIER
Et moi, j'ai entendu les camarades crier : Aux armes! et j'ai mis ma meilleure paire de sabots. Mais enfin, qu'avions-nous les uns contre les autres? Où était la querelle entre les socs de nos charrues? (\u Hwwrd.j Vous autres, par exemple, qui avez commencé, que veniez-vous faire dans mon pays?
LE HUSSARD
Nous venions détruire les brigands.
LE GRENADIER
Mais les brigands, c'était moi, malheureux, moi et les autres laboureurs, mis pareils et les tiens! Après cela, on nous a bien fait chanter à nous autres :
Qu'un satif? impur abreuve nos sillons.
Je le vois maintenant, ce sang impur, c'était le lien, ami, et celui des braves gens comme toi. Maudits soient ceux qui ont commandé la bataille entre nous!
LE HUSSARD
Maudits soient les artisans de guerre!
LA GUERRE, » »v*i>r»nt.
Honte sur vous, guerriers dégradés! Vos
femmes vous renieraient. (L« moru u regardent r.<mnc..t) Vous vous taisez! Qu'avez-vous à répondre?