LE PAON ET LA CIGOGNE
Le front ceint du diadème.
Un Paon, la vanité même, Faisait sa roue au soleil, Et ses plumes admirabk-9 Rayonnaient de feu* semblables A rcu\ du matin vermeil.
(domine à l'entour il regarde, L'nc cigogne blafarde Devant lui vient se percher :
« Misérable aventurière, Lui dit-il d'une voix (1ère, « Oses-tu bien m'approHier?
« Voyons, tache qu'on te loue; « Ainsi que moi fais la roue, « Ou sinon, écarte -toi.
i. Nulle part, loin qu'on t'admire, «> On ne peut te voir sans rire :
« Ls-iu laide auprès de m >i! »
Alors la Cigogne austère Prend son vol et, loin de terre.
Crie :i l'oigueilleux : « Et loi, « Beau paon, à travers lYspaco ■ Pourrais-tu suivre ma trace?
» F.s-tu lo'.ird auprès de moi: ■
Comte i>k CaxMovr.
(D'après Sf'HUOBL.)