‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 239 sur 712 · GYMNASTIQUE A LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

GYMNASTIQUE A LA CAMPAGNE

Il est loin d’être inutile d’introduire la gymnastique dans les campagnes. Si les enfants y sont naturellement forts et robustes, qui n’a remarqué aussi combien ils sont souvent lourds, gauches, empruntés dans leurs mouvements? « Nous nous rappelons, dit à cette occasion un professeur suisse, M. X. Ducotterd, qu’étant instituteur à la campagne, nous avions des garçons de douze à quinze ans qui marchaient courbés comme des vieillards, le cou rentré et penché en avant : conséquence des travaux excessifs, accablants, auxquels des parents ignorants et cupides soumettent leurs enfants. Dans certains districts de notre canton (et on peut dire de bien des cantons) , il n’est pas rare de voir des garçons de treize ou quatorze ans faucher ou porter le lait à la fromagerie , ce qui affaisse le corps de l’enfant, lui courbe le dos et lui efface la poitrine. Les filles elles-mêmes ne sont pas épargnées. Et on nomme cela de la gymnastiqué naturelle! » Les exercices gymnastiques sont aussi nécessaires à la campagne que dans les villes.

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