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INDICATEUR CÉLESTE

On est souvent embarrassé pour reconnaître les di-' verses constellations qui se partagent le ciel, et pour trouver tel ou tel astre au milieu de l’innombrable armée des étoiles.

Lors même qu’on a sous les yeux une carte céleste contenant toutes les étoiles visibles à l’œil nu , il est encore difficile de faire la recherche de ces étoiles dans le ciel, parce que le mouvement diurne de la sphère céleste et l’inclinaison de Taxe de la Terre font varier chaque jour (ou pour mieux dire chaque nuit) la hauteur et la situation relatives des constellations au-dessus de l’horizon. Tantôt, par exemple, c’est la constellation d’Orion qui passe au

méridien à minuit, tantôt c’est celle du Lion, tantôt c’est celle de la Vierge, tantôt c’est celle du Cocher. Il y a des étoiles qui ne se couchent jamais ; il en est d’autres qui ne se lèvent jamais pour nous. Il faut une certaine habitude pour reconnaître sur une carte céleste ces diverses circonstances, et pour calculer quelles sont les étoiles visibles à telle heure donnée, et dans quelle direction il faut les chercher au juste.

Afin de faire connaître la place et la hauteur des étoiles au-dessus de notre horizon, à un jour quelconque de l’année et à une heure quelconque de la nuit, on a déjà construit des planisphères mobiles tournant sous un cadre circulaire qui cache ou qui laisse voir les constellations visibles à la date fixée. Mais comme la recherche des étoiles ne peut se faire que pendant la nuit, il est indispensable de pouvoir éclairer la carte pour s’en servir. De

L’Indicateur céleste Maiipérin.

plus, il est difficile de tenir la carte élevée au-dessus de sa tète pour la recherche des positions et des alignements.

M. Maupérin vient d’obvier à ces inconvénients en construisant un planisphère mobile, destiné à être vu de haut en bas comme un livre ou une carte placés sur une table, en le montant sur un pied solide , en le fixant dans un plan correspondant à l’horizon du lieu qu’on habite , en donnant les moyens de l’orienter facilement, et enfin en 1 éclairant par une lanterne sourde, comme on peut le voir sur notre dessin. Cet instrument s’appelle V Indicateur céleste.

A laide de cet appareil, tout amateur d’astronomie peut, à un moment quelconque de la soirée, et à n’importe quelle date de 1 année, trouver quelles sont les constellations visibles sur son horizon, voir sur cette carie toute étoile qu’il désire observer, et, à l’aide d’une règle faisant partie de l’appareil lui-même, trouver dans le ciel ladite étoile.

Les planètes s’y trouveront de la même façon , si l’on sait quelle position elles occupent dans les constellations zodiacales, ce que nous, indiquons ici dans nos cartes spéciales sur les phénomènes astronomiques de chaque année (').

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