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SOUS-SOL

Plan de l’École Prescott, à Boston. — S. G. Salle de classe. — M. Chaire du maître. — H. Vestiaire. —V. Vestibule.

autre dans celui de la renaissance; l’une ressemble à un château du moyen âge , telle autre à une préfecture ; il y en a qui sont construites en briques rouges, et d’autres qui, comme le collège Girard, sont en marbre blanc. Mais quel que soit l’aspect extérieur, on trouve toujours au dedans un aménagement judicieux et confortable.

La ventilation et le chauffage ont été , dans les écoles nouvellement construites, l’objet d’une attention toute particulière, et l’on est arrivé à renouveler fréquemment l’atmosphère des salles de classe, tout en évitant les courants d’air nuisibles.

Si l’on est en hiver, et si l’enfant est venu à l’école pendant la pluie ou la neige , il trouve dans le vestibule un grand feu où il peut sécher ses habits humides et ses sou-

liers mouillés; à côté de la classe est un vestiaire où il dépose son chapeau, son parapluie, et où il trouve des robinets et des lavabos pour se laver les mains et la figure. Une fois entré en classe , il est confortablement assis sur un siège à dossier, ce qui fait qu’il se lient droit; la salle est bien propre et bien éclairée; le maître est doux et bienveillant , souvent c’est une femme ; tout contribue à rendre le séjour de l’école agréable, l’enseignement qu’on y donne attrayant et pour ainsi dire maternel.

Jusqu’en 1848, on ne pratiquait en Amérique que le système des écoles classées, qui consiste à n’avoir qu’une seule classe, divisée en sections, sous la direction d’un maître unique : de cette façon, l’école ne comprend qu’une salle et une ou deux chambres où les élèves vont réciter

leurs leçons à des sous-maîtres. Ce système, très-imparfait, est aujourd’hui presque entièrement abandonné ; il a fait place à celui des écoles graduées ; l’école est alors divisée en un certain nombre de classes, qui sont en général de 50 à 60 élèves, et qui ont chacune un maître spécial et une salle distincte; les élèves ne peuvent passer d’une classe inférieure à une autre plus élevée qu’après avoir atteint un certain degré d’instruction : tel est le caractère principal de l’école graduée {gradued school).

Cette dénomination générale comprend trois degrés d’enseignement : l’école primaire {primary school), l’école

de grammaire {gramniar school) et l’école supérieure [high school). Les enfants entrent à l’école primaire vers l’âge de cinq ou six ans, et sortent de l’école supérieure vers dix -huit ans. Le cours d’études pour chaque degré est d’environ quatre ans.

Les trois écoles peuvent être installées dans un même bâtiment dont elles occupent chacune un étage : c’est ce qui se fait à New-York; mais souvent elles sont établies dans des bâtiments séparés, comme à Boston.

La première école qui ait été construite d’après le système des écoles graduées, a été l’école Quincy, bâtie à

École Prescott, à Boston (Massachusetts). — Dessin de Sellier.

Boston en 1848. Elle était plus grande que toutes les écoles qui existaient avant elle; elle contenait douze salles de classe, ayant chacune leur maître, et avait 660 places, ce qui était considérable à une époque où les écoles les plus nombreuses ne dépassaient pas le chiffre de 400.

L’école Quincy a servi en quelque sorte de type à toutes les écoles construites depuis, non-seulement à Boston, mais dans toute l’Amérique.

Dans ces écoles, on réserve au dernier étage une vaste salle qui peut contenir tous les élèves de l’école; chaque jour, à certaines heures, on les réunit pour exécuter sur place des mouvements gymnastiques, ou pour chanter des chœurs avec accompagnement de piano. En Amérique, il est vrai, le piano fait partie du mobilier scolaire; dans la seule année 1861, la ville de New-York a consacré prés de 35000 francs à l’achat de ces instruments.

Les personnes qui se sont occupées d’éducation aux Etats-Unis attachent beaucoup d’importance à ces exercices en commun et considèrent comme essentielle'la salle de réunion. A Philadelphie, par exception, les différentes classes sont séparées par des cloisons vitrées, montées sur des châssis qui peuvent glisser sans effort, et, à un moment donné, toutes les classes d’un même étage n’en forment plus qu’une seule ; de cette manière, les élèves sont réunis en un instant, sans bruit, sans déplacement et sans perte de temps.

Les hommes spéciaux condamnent la tendance à augmenter indéfiniment le nombre des classes et le nombre des élèves. 11 faut que l’école soit assez nombreuse pour que l’on puisse opérer entre les élèves une bonne classification d’après leur degré d’instruction ; mais il y a une limite qu’il ne faut pas dépasser, et qui ne peut être déterminée que par l’expérience. M. Philbrick, ancien supérindant de l’État de Massachusetts, un des hommes les plus compétents en cette matière, estime qu’une école de grammaire qui reçoit des élèves de huit à seize ans doit avoir au moins 500 élèves. A Boston, chaque école a ordinairement quatorze classes et environ 800 élèves : on ne doit pas aller au delà.

M. Philbrick condamne également les écoles trop monumentales. «Nous avons besoin, dit-il sagement, non de belles écoles pour les montrer aux étrangers, mais de bonnes écoles où l’on reçoive une solide instruction. » Il est d’avis qu’une école ne doit pas avoir plus de trois étages, et qu’il serait préférable d’en avoir seulement deux, comme cela se fait à Baltimore.

L’école Prescott, que représente notre gravure, dépasse les limites indiquées par M. Philbrick, car elle comprend seize classes et peut recevoir 900 élèves. C’est une école de grammaire bâtie il y a une dizaine d’années, et une des plus belles de Boston.

Le bâtiment est en briques rouges; on n’a employé la

pierre de taille que pour le soubassement et pour l’encadrement des portes et des fenêtres ; la toiture est en ardoise.

Derrière l’école s’étend une vaste cour dont une partie est pavée et l’autre est plantée d’arbres. Lorsque le temps est mauvais, les enfants prennent leur récréation dans les deux salles qui ont été disposées à cet effet dans le soussol. Entre ces deux salles est placé le calorifère à eau chaude qui sert pour toute l’école.

Toutes les fenêtres sont munies , à l’intérieur, de persiennes qui permettent de mesurer la lumière. Du côté du nord et de l’ouest, les croisées sont doubles.

Le premier et le second étage comprennent chacun six classes de 55 élèves, ayant leur vestiaire spécial et séparé. Au troisième étage se trouvent quatre classes seulement et une grande salle de réunion.

Toutes les classes sont en communication avec le directeur au moyen de sonnettes et de tubes acoustiques.

L’école Prescott a coûté fort cher ; le terrain a été payé 40000 francs, et la dépense totale, en y comprenant les appareils de chauffage, l’ameublement, etc., s’est élevée à plus de 550 000 francs.

LIBERTÉ DE l’hOMME.

L’homme est capable de se perfectionner, de s’achever; la substance de sa nature est imparfaite, mais douée de liberté et de volonté pour se compléte-r en bien ou en mal, selon qu’il lui plaît, et prendre une forme bonne ou mauvaise, car elle est également apte à recevoir l’une ou l’autre, comme une cire malléable. L’homme acquiert ce .complément de sa nature en étant bon ou mauvais, ce qui permet de qualifier ses actes. Par la vertu, l’âme libre s’accroît; elle décroît par le vice : être vicieux, c’est s’amoindrir et descendre les degrés qui aboutissent au néant.

Louis DE Léon, Nombres (1527-1588).

ON DEMANDE UNE ORPHELINE

NOUVELLE

Suite. —Voy. p. 373.

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