‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 508 sur 712 · RÈGLE D’ANTIPHONAIRE · texte numérisé non relu

RÈGLE D’ANTIPHONAIRE

On désigne aujourd’hui sous le nom à’ Aniiphonaire ou Antiphonal le livre, en usage dans l’Église catholique, où se trouvent seulement notées les antiennes des vêpres et des matines, c’est-à-dire les morceaux de plain-chant qui se rattachent aux psaumes pour les commencer et les terminer.

Mais autrefois les antiphonaires contenaient toutes les parties chantées à l’ordinaire des messes, et, comme tels, occupaient la place la plus importante parmi les livres de

chant en usage dans les églises : aussi étaient-ils généralement exécutés avec un grand luxe ; on peut s’en faire une idée en se reportant à la lettre initiale tirée d un antiphonaire conservé dans la cathédrale de Brescia, et que nous avons publiée en 1859, tome XXYII, page 112.

La règle d’antiphonaire en fer forgé et gravé que nous donnons aujourd’hui, et qui fait partie de la collection de M. Jubinal, est elle-même un objet d’art. On la posait à

plat sur le parchemin, et on pouvait ainsi tracer facilement les portées qui devaient recevoir les notes du plain-chant.

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