‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 520 sur 712 · Tome XLIV. — Juillet · texte numérisé non relu

Tome XLIV. — Juillet

Né à Anvers, le 27 mai 1764, Jean-François Van Dael, selon le désir de ses parents, devait se proposer pour but de devenir un jour architecte. Admis à l’âge de douze ans aux cours de l’Académie d’Anvers, il y fit de sérieuses études et remporta deux premiers prix d’architecture en 1784 et 1785. Des circonstances pénibles qui ne sont pas bien connues , et la pauvreté jans doute , interrompirent ses

succès. Il fiU obligé de quitter sa ville natale ; il vint à Paris , et y fut réduit pour vivre à se faire ouvrier peintre en bâtiments. 11 aurait pu se décourager, subir de mauvaises influences, s’abandonner; il résista. Au lieu de descendre, il voulut remonter. Après tout, son métier touchait de près à l’art : il y fit preuve non-seulement de zèle, d’application, mais aussi de talent; il fut remarqué, et on lui confia successivement des travaux qui exigeaient une pratique habile, du dessin, du goût, de l’adresse. Il peignit des décors dans les résidences de Saint-Cloud , de Bellevue, de Chantilly. On sentit en lui et il se reconnut luimême la vocation du peintre ; mais il était bien tard pour tenter de s’élever aux régions supérieures de l’art. Il eut la sagesse de ne pas trop ambitionner, et s’en tint au genre qui se rapprochait le plus de la décoration : il se consacra entièrement à lapeinture des fleurs et des fruits. Grâce aux agréables décorations dues ci son pinceau et qu’on avait approuvées dans les châteaux et les palais , il fut soutenu et encouragé par des protecteurs généreux. Son premier tableau fut acheté douze louis par la duchesse d’Orsel. Dès ce moment, la fortune n’eut plus pour lui que des faveurs, et sous tous les régimes qui vinrent à se succéder. En 1793, on lui accorda un logement au Louvre. Les impératrices Joséphine et Marie-Louise, plus tard Louis XVIII et Charles X, lui commandèrent des ouvrages importants.

On peut juger de son mérite au Musée du Louvre, où l’on conserve trois de ses tableaux qui portent sa signature et les dates de 1816, 1819 et 1823.

11 est mort vers 1840. Son tombeau, dans le cimetière du Père-Lachaise , est voisin de celui du célèbre peintre de fleurs Van Spaendonck.

LE SIGNE DE GAIN

NOUVELLE

Suite. — Voy. p. 179, 186, 194, 202.

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