‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 540 sur 712 · UNE NÉGRESSE ET SON ENFANT · texte numérisé non relu

UNE NÉGRESSE ET SON ENFANT

Une nuit, couchés assez près d’une hutte pour entendre ce qui s’y passait, nous fûmes réveillés, sur les deux heures, par le bruit du grain qu’on broyait sous la meule.

— Ma, dit une voix enfantine, pourquoi moudre quand il fait noir?

La maman engagea la petite fille à dormir, et lui donna le sujet d’un beau rêve en ajoutant ;

— Je fais de la farine pour eu acheter de l’étoffe aux étrangers , afin que ma mignonne ressemble tà une belle dame (').

En observant ces races primitives, on trouve continuellement chez elles de ces traits d’une nature essentiellement humaine et qui nous sont familiers. (^)

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