ÉCRITURE CUNÉIFORME
Le roi Assurbanipal n’est autre que le Sardanapale dont nous parle Bérose; ce souverain d’Assyrie avait à Koyoundgik une bibliothèque dont les ruines subsistent encore, et ces ruines ont été étudiées par Layard (').
Cette bibliothèque n’avait pas d’autres livres que des coctiles lalereuli, comme les appelle Pline, c’est-à-dire des briques ou tablettes plates et carrées en terre cuite, portant sur leurs deux faces une page d’écriture cunéiforme cursive très-fine et trés-serrée, tracée sur l’argile encore fraîche avant sa cuisson. Les Assyriens ne se servaient ni d’encre, ni de pinceau; ils n’avaient sous la main ni papyrus, ni peaux préparées, ni planchettes, mais ils avaient de l’argile en abondance et ils en faisaient «leur papier. » Ils dessinaient leurs caractères en creux sur la terre molle à l’aide d’un stylet triangulaire, dont on a trouvé de nombreux échantillons dans les ruines
de Ninive. Le coup de stylet dans l’argile produisait naturellement une espèce de clou ou coin qui, étant l’élément générateur de toutes les figures syllabiques, a fait donner à l’écriture assyrienne le nom de cunéiforme. (’)