‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 582 sur 712 · PENDANT UNE PESTE · texte numérisé non relu

PENDANT UNE PESTE

« Nos paroissiens meurent à moitié de faim ; je n’ai rien cependant pour les aider du mien, mais ma présence, si j’ose le dire, y fait bien quelque chose. Et, je vous prie, pourriez-vous jamais me conseiller, curé que je suis, d’abandonner mon peuple ; de ne pas mourir de faim avec lui, s’il meurt; de ne pas me tenir au milieu des craintes et des dangers de peste qui courent maintenant, pour le consoler, l’exhorter à la patience, et demander l’aumône pour lui auprès des autres qui ont quelques moyens?

» On crie alarme après le pain à Mattaincourt, et le traître à Dieu et à son peuple se promènerait par la France dans

la bonne chère, à manger du pain tout blanc, à boire du vin délicieux! 0 l’indignité 1... » (')

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