LES OTARIES OU LIONS MARINS
DU JARDIN ZOOLOGIftUE d’ ACCLIMATATION.
Otaries et Plioques du Jardin zoologique d’acclimatation, au bois de Boulogne. — Dessin de Freeman, d’après nature.
On a coutiuhe de considérer les phoques comme disgraciés de la nature. Leurs mouvements à terre sont gênés ; leur façon d’avancer en sautillant sur le ventre est tellement défectueuse qu’il semble que ces animaux ne doivent quitter les eaux qu’à regret. 11 n’en est rien pourtant, et les phoques, à l’état de liberté comme en captivité, passent une grande moitié de leur existence hors de l’eau.
S’ils sont disgracieux à terre, ils sont loin d’être maladroits. Us savent, en se donnant pour sortir de l’eau un puissant élan, en s’aidant de leurs membres imparfaits, en faisant des mouvements de reptation , atteindre des lieux qui au premier abord semblaient devoir leur être inaccessibles.
Nous avons vu autrefois, dans la grande pièce d’eau du Jardin zoologique d’acclimatation, quatre phoques qui prenaient d’assaut, si l’on peut ainsi dire, le bateau dans lequel se plaçait le gardien chargé de leur distribuer la nourriture. D’un élan, ils sautaient dans le bateau avec une légèreté tout à fait remarquable ; mais l’agilité de ces phoques, quoique réelle et inattendue , n’est rien auprès de celle des otaries.