‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 676 sur 712 · SINGULIER CÉRÉMONIAL · texte numérisé non relu

SINGULIER CÉRÉMONIAL

La ville de Brest, avant le règne de Henri IV, avait déjà une mairie ; mais cette mairie n’avait pas grande puissance, la ville étant soumise à 1 autorité du gouverneur.^ Henri IV, pour récompenser les Brestois de leur fidélité à sa cause, leur octroya droit de bourgeoisie, « à l’instar de ceux de Bourdeaux » , et leur permit d’élire, pour assister le maire, deuxéchevins, qui devaient rester en place deux années. Le maire, qui primitivement avait été annuel, fut

ensuite nommé pour trois ans, et installé avec un pompeux cérémonial. Ce cérémonial lut définitivement réglé et arrêté par un acte passé le 6 décembre 1618, au rapportée mailre Tliéaud, notaire royal, entre le gouverneur du château et les notables bourgeois de Brest.

Tous les trois ans, le premier dimanche de décembre, une grand messe solennelle était célébrée en présence du gouverneur, et, «à 1 endroit du prosne», deux bourgeois venaient au nom de leurs concitoyens supplier monseigneur le gouverneur de leur permettre d’élire un nouveau maire. Le gouverneur accordait la permission et assistait à. l’élection. Quand il l’avait approuvée, le choix était irrévocable, et l’élu ne pouvait refuser, quand même il eût déjà été maire ; et le puverneur se chargeait de lui faire annoncer sa nouvelle dignité et de l’en complimenter. On préparait alors la cérémonie de la réception, qui se faisait le premier jour de l’an.

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