CAISSE D’ASSURANCES
EN CAS d’accidents ’f).
Les travaux agricoles ou industriels exposent souvent ies ouvriers a des accidents entraînant une incapacité permanente de travail.
^ Pour se mettre à l’abri de ce danger, il leur suffit de s’assurer, moyennant un versement annuel de 3, 5 ou 8 francs. Cette faible somme, représentant de 1 à 3 centimes par jour de travail, donne droit, suivant l’âge de l’assuré au moment oû il est blessé :
A une rente de 150 francs pour une cotisation de 3 fr.
— 200 francs — 5 fr.
— 313 francs — 8 fr.
Quand l’assuré est âgé, cette rente est plus forte; et
s’il peut gagner sa vie en modifiant son genre de travail, la moitié de la rente lui reste acquise pour la durée de son existence.
assurances en cas de décès.
Un chef de famille vivant de son travail et ne possédant pas d’épargnes laissera sa famille dans la misère, s’il meurt avant d’avoir amassé quelque bien.
Il peut assurer aux siens immédiatement un capital payable le jour de son décès, en s’engageant à verser une prime annuelle.
Voici le taux des versements à faire annuellement :
De 16 à 17 ans, 13 fr. 20 donnent droit à 1000 francs après décès ;
De 35 à 36 ans, 20 fr. 20 donnent droit à 1 000 francs après décès;
De 55 à 56 ans, 43 fr. 60 donnent droit à 1 000 francs.
On peut également s’acquitter par une prime unique ; ainsi ;
A 16 ans, 259 fr. 60, une fois payés, donnent droit à 1 000 francs après décès.
Et à 56 ans, 548 fr. 10, une fois payés, donnent droit à 1000 francs après décès.
Les versements sont reçus à Paris, à la Caisse des dépôts et consignations; dans les départements, chez les trésoriers- payeurs généraux et les receveurs particuliers des finances.
11 sont reçus également, en ce qui concerne les Caisses d’assurances en cas de décès et en cas d’accidents, chez les percepteurs des contributions directes et les receveurs des postes.
Les sociétés de secours mutuels préserveront les ouvriers de la gêne résultant des frais occasionnés par la maladie.
Les caisses dont nous venons de parler les mettront à l’abri de la misère en cas d’accident grave ou d’incapacité de travail résultant de la vieillesse.
Enfin , la mort prématurée du chef de famille n’amênera pas nécessairement la misère dans son intérieur s’il est assuré en cas de décès.
Exemple. — Un jeune homme, consacrant 60 centimes par jour à ces diverses assurances offertes par l’État et par les sociétés de secours mutuels, obtiendrait :
1° Les soins du médecin et les médicaments nécessaires en cas de maladie ;
(') M"'= Mdlanie Boiirotfe, Au viUaye.
(-) Voy., sur la Caisse de retraites et pensions viagères pour'. la vieillesse, t. XIX, 18«1, p. 307, et t. XXXVlû, p. 382.
MAGASIN PITTOKESQUE.
2° Une rente de 330 francs en cas d’accident grave; 3“ Une autre rente de 750 francs à partir de l’àge de cinquante-cinq ans ;
4« Un capital de 5000 francs cà recevoir après son décès.