SCENE X
HEiNRI, CÉCILE, GEORGE, un Huissier de la chambre.
l'huissier , annonçant. Le comte de Sunderlaud !...
GEORGE. Qu'il vienne à l'instant, qu'il vienne !
CÉCILE, s'élançanl l'ers la porte du fond.
Al
il mou père
Elle sort comme pour rempcchei d'entrer.
GEORGE. Oui... c'est à ses yeux... c'est aux yeux de tous que je vtux la punir, et je vais à l'instant...
HENRI, se ftlaçan! dei>anl la p^i te du fond. Non, sire, votre majesté n'ira pasi
GEORGE. O^er nie retenir I
HENRI. Elle n'ira pas flétrir une fille aux yeux de son pèic .. ce n'est pas là la vengeance d'un jjalaut lioinnic, et surtout d'un roi.
GEORGE. Téméraire!
HENRI. Vous êtes maître de mes jours... mais non de son honneur ; et si vous pouviez l'oublier...
GEORGE. Je n'oublie pas de tels outrages... je vais les châtier.
HENRI , traversant le théâtre. Et moi, je vais demander justice...
GEORGE. A qui?...
HENRI. A la reine!...
GEORGE , courant à lui et le retenant à son tour. Monsieur ... restez !
SCENIC \1.
Plusieurs Lords et Seigneurs de la cour, PLUSIEURS Officiers supÉKiEUKS; WAL- POLE, GEOKGE, HEr^RI ; puis NEU- BOROUGc/ iMARGLERITE, qui entrent un instant après.
WALPOLE , entrant un instant avant tout le monde. Je viens remettre à votre majesté cette ordonnance...
GEORGE , la fjrennnl et la déchirant. Qui est nulle et que j'anéantisi J'ai fait un autre choix... vous le connaîtrez... ( Aux officiers qui sont derrière lui., et leur montrant Henri.) iMyloids , assurez-vous d'un téméraire qui a outragé son roi... qui l'a menacé...
MARGUERITE, qui vient (t entrer avec son père. O ciel !. .
WALPOi.E. Ce nest pas possible.
NEUBOROUG. De quel crime ose-t-on l'accuser ?
GEORGE, aoe.c colère et cJiercJiant à se modérer. Son crime I . . .
HENRI j froidement. S'il est connu... ce ne sera que par vous, sirel car au pi ix de mes jours je jure de garder le silence.
GEORGE. Et moi ! ... iS'arrê'antet s" adressant aux officiers. "* Assurez-vous de lui... ])lus tard je déciderai de son sort... [Regardant autour de lui.) Walpole, JNeuboroug.. vous êtes de bons et fidèles serviteuis, et dans ce moment, entouré comme je le suis de traîtres et de perfi its , j ai ijesoin d'amis véritables ; venez, vouez, suivez-moi. Il les emmène par la porte du fond et toute la cour sort après eux.