ACTE II, SCÈNE I
ne pouvais garder avec moi, se trouve à merveille chez ce vieux et respectable capitaliste... près de sa fille , Corinne Desgaudets, un bas-bleu, une dixième Muse!..
ALBERT, regardant la carte.
C'est bien cela... croirais-tu, mon ami, que ce matin, j'ai presque sauvé la vie à ce M; César Desgaudets.
MAXENCE
En vérité !
ALBERT
Et, dis-moi^ si je lui demandais un service...
Il te le refuserait. 11 est si ladre, si avare, qu'il n'a pas d'état de maison, pas de voilure... il va à pied.
ALBERT
Je le sais bien !
MAXENCE
Il a, au fond de la Chaussée-d'Anlin.un hôtel superbe qu'il laisse périr faute de réparations! Il se complaît au milieu des ruines, et il y a danger, pour les visiteurs, à franchir son escalier.
ALBERT
Bah! quand on a gravi les remparts dejConstantine... je me risque...
MAXENCE
A tenter l'assaut ?
ALBERT
Oui, mon ami!
HÂXENCE.
Attends, attends... nous irons ensemble ! j'ai justement, ce malin, à parler d'affaires à M. Desgauaets... non pour mon compte, mais pour celui de la compagnie; et toi?..
ALBERT
Moi, je vais lui demander cent mille francs!
MAXENCE, d'un air effrayé..
Cent mille IVancs !.. pour toi ?
Non, pour ua ami !
MAXE>CE.
Comment'/
ALBERT, lui tendant la main.
Ne le devines-tu pas?
MAXENCE, se jetant dans ses bras.
Ah ! Albert !
ALBERT
Viens...
MAXEN'CÉ
Quoi ! tu aurais l'audace d'affronter, pour moi, ce cœur dur, cet Arabe !..
ALBERT, riant.
Les Arabes !.. j'y suis fait, tu le sais bien ! Ce sera une razzia!.. Viens! viens! tedis-je!(/i l'entraîne. — Us sortent par laporle du la rue à droite.)
FIN DU PREMIER ACTE