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.le me tairai, je me tairai. (Montrant son cœur.) .le renfermerai là mon ivresse et. ma fierté; je ne me vanterai pas de votre amour et de votre gloire; je ne vous admirerai que tout haut, comme tout le monde! ils célébreront vos exploits, mais vous me les raconterez, à moi ! ils diront vos titres, vos grandeurs, et vous me direz vos peines! Ces ennemis que font naître les succès, ces haines jalouses qui s'attaquent aux héros, comme à nous autres arlisles, vous me confierez tout ; je vous consolerai , je vous dirai ; Courage, marchez au butqui vous attend! Donnez à la France une gloire qu'elle vous rendra! donnez-leur à tous vos talents et voire génie, je ne te demande, moi, que ton amour!
MACRicE, la pressant contre son cœur.
0 ma protectrice ! ô mon bon ange. (Regardant autour de lui.) Défends-moi toujours!
ADBIENNE.
Oui, toujours, et aujourd'hui même, désolée de ne pouvoir passer celte soirée avec vous , c'est encore à vous que je pensais. C'est en votre faveur que je voulais solliciter ce comte de Saxe que l'on disait si aimable. Oui, Monsieur, coquette par amour, je venais ici avec le dessein de le charmer, de le séduire... c'était là, c'est encore mon projet! y réussirai-je?
MAURICE
Enchanteresse ! comment vous résister ! mais ce comte de Saxe, que, sans le connaître, vous vouliez séduire...
ADRiENNE, sotiriant.
C'est vrai ! Et même dans les plus grands périls, voyez. Monsieur, combien vous êtes heureux! vous étiez le seul homme pour qui je vous aurais trahi.
MAURICE
Et vous la seule que je ne trahirai jamais!
ADUIENNE.
J'y compte bien. Je crois à la foi des héros! Silence, on vient.
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