ACTE IV, SCENE VÏII
ATHENAIS.
Oh! oui...
l'abbé.
C'est un talent... un talent...
THÉNAÏ3.
Fort !
l'abbé.
Tandis que celui de la Duclos...
ATHÉNAÏS
Nul.
LA PRINCESSE, à part.
Il paraît que nous n'en obtiendrons pas une phrase entière... (Haut.) Je commence à être de votre avis, duchesse.. Pour bien apprécier le charme de mademoiselle Lecouvreur et le naturel de sa diction, il feut avoir essayé soi-même quelque lignes en scène... tenez, nous devons la semaine prochaine dire des proverbes chez M. le duc de Noailles... je joue un rôle...
ATHÉNAÏS
Vous devez bien jouer la comédie, princesse?
LA PRINCESSE
Moi! non... tout m'embarrasse. Je répétais là tout à l'heure avec l'abbé, quand vous êtes venae...
ATHÉNAÏS
Vous déranger?
l'abbé, vivementi Pas le moins du monde.
ATHÉNAÏS
Continuez... je ne dis plus un motl
l'abbé, à part.
A merveille !
LA PRINCESSE
Gardez-vous-en bien ! Je suis sûre , au contraire, de gagner à vous entendre, ma toute belle, car le difficile , c'est le naturel , c'est de parler simplement, comme on parle. J'ai , dans ma première scène , par exemple, une phrase, la plus simple qu'on puisse réciter, et je n'en puis venir à bout.
ATBÉNAlS.
Vous?
LA PRINCESSE
« Ne craignez rien. Votre secret m'a été confié » par quelqu'un qui me dit tout !.., •
ATHÉNAÏS
C'est bien facile.
LA PRINCESSE
Oui-dà! eh bien ! je voudrais vous l'entendre prononcer à vous-même !
Âmoi !
ATHENAÏS.
Comment iadiriez-vous?
ATHÉNAÏS, riant.
io ne la dirais pas. {Elle les quitte et passe à la o.uiche duihéâtrg.)
LA PRINCESSE, bas à l'abbé Elle élude la question.
l'abbé, de même.
C'est elle !
LA PRINCESSE, allant au devant de la marquise^ de la baronne et des dames qui entrent par la porte du fond.
Bonjour, mes très chères !
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