‹ Magasin théâtralChapitre 1200 sur 1475 · ACTE IIÏ, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IIÏ, SCÈNE I

ANTOINE

Morte ! qui vous a diL cela ?

LA DAME

Elle vivrait !

ANTOINE

Elle était tout à l'heure ici.

LA DAME

LA DAME

Je l'ai habité, il y a dix ans.

ANTOINE

Vraiment ? Et où demeuriez-vous, sans vous faire offense ?

LA DAME

Au château d'Aubray.

ANTOINE

Ah ! vous étiez probablement l'amie de la dame du château. Une bien bonne dame, à ce que disent tous les anciens, et qui ne méritait pas son sort.

LA DAME

Et quel a été son sort ?

ANTOINE

L'ignorez-vous? Elle est morte pendant la Révolution.

LA DAME

Je sais qu'on l'a dit. Mais, dites-moi^ mon ami, il y a eu de grands changements au château d'Aubray ?

ANTOINE

Oh! sans doute! c'est maintenant le frère cadet qui l'habite, et il fait regretter l'aîné.

LA DAME

A l'époque où je suis venue au château, je m'y étais prise d'affection pour la fille de cette marquise d'Aubray que l'on croit morte. .. une enfant de six à sept ans.

ANTOINE

Ah ! oui, mademoiselle Valentine.

LA DAME

Vous la connaissez? A cette époque, elle était bien délicate, et quand sa mère, obligée de partir pour l'Italie, consentit à la laisser à la douairière d'Aubray, sa grand'mère, ce fut un grand sacrifice qu'elle s'imposa.

C'est vrai. Pauvre dame ! pauvre mademoiselle

LA DAUE.

Je vous entends. Elle aura langui quelque temps; puis elle est morte ?

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