LA MARQUISE, LÉON, LE VICOMTE, THÉRÈSE, ANTOINE
LA MARQUISE
Non, Léon, non. Je ne souffrirai pas que vous alliez plus loin.
LE VICOMTE
Entrez donc, mon cher; vous faites trop de façons.
LÉON
Mais je me sens très bien. Je puis aller jusqu'au château.
THÉRÈSE
Qu'y a-t-il donc?
C'est M. d'Aubray qui s'est blessé dans une promenade aux environs, et qui refusait d'entrer ici pour recevoir nos secours.
LÉON
Madame.
LA MARQUISE
Quelle est cette blessure, et comment vousl'êtes-vous faite ?
LÉON
En glissant sur un rocher, mon bras a porté sur une pierre tranchante et mon habit s'est déchiré. (Au vicomte.) Vous voyez bien que ce n'est rien.
LE VICOMTE
En effet, l'appareil ne s'est pas dérangé. N'importe, prenez un peu de repos.
LA MARQUISE
Comment une simple chute a-t-elle eu des suites si graves?
LE VICOMTE
C'est que ce n'est pas une chute. Madame, c'est ! un coup d'épée, si \ous le permettez. /