DUCHEMIN, GÉRARD, DARCY
GÉRARD
Eh! viens donc, heureux gendre, Qui pour ta belle-mère as un amour si tendre; Viens me voir, revenu de ma prévention, Me ranger, tout confus, à ton opinion.
Et te féliciter sur ton bonheur étrange : Tu me le disais bien , cette femme est un ange.
DARCY
Que vpu.\-tu dire?
GERARD
Moi? j'admire sa bonté.
Et l'oncle Duchemin surtout en est flatté. Pour son bonheur futur un zèle ardent l'inspire : Elle veut de chez toi doucement l'éconduire.
DARCY
Quoi ! mon oncle , de vous tenter de me priver !
GÉRARD
Ce n'est rien ; laisse-la , je te prie , achever. Tu dois de son amour attendre plus encore , Et ta félicité n'est là qu'à son aurore.
DARCY
Kon ; d'arrêter le mal je saurai me charger : Mais ce que l'on m'apprend est fait pour m'affliger. Quand je voudrais livrer mon ame tout entière Au plaisir de fêter l'épouse qui m'est chère, D'un devoir aussi doux faut-il être distrait!
GÉRARD
Pour la fête d'Élise , à propos , tout est prêt?
DARCY
Oui.
GÉRARn.
C'est bon ; je vais faire une courte visite. Pour revenir plus tôt, mon ami , je te quitte.
DARCY
Je t'attends.
GERARD , revenant sur ses pas.
Pauvre ami , je te plains à présent.
Aussi, pour éviter le sort peu séduisant Q'au mari de sa fille une mère destine , Sije prends femme un jour, j'épouse une orpheline-
( Il sort. ) DDCHEMIN.
De madame Dorfeuil ne va pas t'effrayer : Crois-moi, songe à ta fête et laisse-la crier.
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