ACTE II, SCÈNE IH
DELMARRE.
Comment, de retour à Paris depuis huit jours seulement, vous pensez déjà...
FLAviGNY, regardant Georges avec intention. Georges doit encore nous quitter... son avenir l'exige.
GEORGES, avec résignation.
Je partirai, mon oncle...
FLAyiGNY.
Je complais sur ta parole, mon ami... Je quitterai la France avec plus de tranquillité, puisque j'aurai assuré votre avenir à tous.
CLOTILDE
Ainsi, c'est ce soir...
FLAVIGNY
Que je pars pour le Havre... Puissé-je arriver à temps pour prévenir les désastres qui menacent mes propriétés des colonies!... Aussi, mon cher Delmarre, je désire vous laisser mon testament et mes dernières instructions.
Ah! mononcle!..
FLAVIGNY, riant.
Ne t'effraie pas , ma chère enfant , un testament n'est pas un arrêt de mort. (Se tournant vers Delmarre.) Ah ! pourriez-vous me garder encore les cent mille francs que je vous ai remis hier?
Volontiers.
DELMARRE.
FLAVIGNY
-Mon banquier les fera toucher chez vous... Je vais passer aussi chez le négociant Delaunay pour y prendre quelques traites,
GEORGES
On dit son crédit fort ébranlé en ce moment.
DELMARRE , à Flavigny.
Entrons dans mon cabinet; vous y laisserez votre testament... Georges, venez-vous avec nous?..,
GEORGES
C'est inutile,,, je rejoindrai mon oncle chez Dchiunay.
{Delmarre et Flavigny sortent par la droite.)