‹ Magasin théâtralChapitre 1266 sur 1475 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

Iiîer soir lorsque la colèro l'animait contre ta femme. {Mouvement de Delmarre.) Est-ce un parti piis de ne plus m'écouler?

fiEORGES.

C'est, (iii moins, nn parti ] ris de ne plus pnrlni^er vos op'Tatinns; je n'entends pi'.s être solidaire d'une infamie.

Moiisieiir!...

DEi,.iiAKRE, avec luiulcnr.

Comme vous voudrez!... I':i de ([uei uoui qualilier ce que vous venez encore de me proposer ?

HINOT.

C'est pourtant tout simple : nous sommes ruiiiés, à la veille d'une laillite, fa femme possède encore par sou contrat de mai'iage une partie de sa fortune personnelle, et je te conseille... dans ton seul inléiél, de lui faire donner sa sij.n;îlure... Une fois qu'elle sera engagée pour toi, tu paieras...

DEI.MAP.Ui;.

Assez, Monsieur, n'espérez pas cette lois va-ucre ma résistance; longtemps j'ai été aveugli sur votre conduite. iOntraiiié par une vieille i;milié do collège, je ne pouvais croire que tout sentiment d'iionueur, de lovaulé, fût éteint dans votre cceur; mais je vous connais mainlenanl, j'ai été éclairé lejour où vous avez eu l'impudeur d'accepter malgré moi les fonds que M. Bontems vous remettait seulement à cause de moi.

MI>OT

Il fallait m'en empêcher.

DELMARRE.

Le pouvais-je?... Vous saviez fort bien que je serais contraint à me taire... mais croyezvous que je n'ai pas eu honte de cette lâcheté forcée?... Aussi, je vous le répète , plus d'affaires ensemble.

MINOT

Sais-tu que cela ressemble fort à un congé ?

DELMARRE, SCClwneHl.

C'en est un , si vous le voulez.

MINOT

Non , non , tu me permettras de rester encore. Notre sort est étroitement lié, et j'ai besoin que lu me trouves des fonds.

DELMARRE.

fi'est impossible. '

MlNOT.

Bail! impossiide... ne vas-tu pas hériter de M. de Fla\ign\ !

DELMARRE.

Il faut espérer que cette funeste nou\elle sera démentie.

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