ACTE V, SCÉME V
oelhâHre père.
Et avez-vous songé au mien. Monsieur? Vous me frappez dans ce que j'ai de plus cher au monde, vous me tuez.... Comment oserai-je retourner dans ce village où j'étais aimé, vénéré par tous?... Dans votre Paris, dans vos salons dorés, au milieu de cette foule indifférente, la famille du faussaire peut cacher sa honte; mais, cliez nous, chacun se connaît, et soi.\ante années d'honneur, de probité seront flétries par votre seul crime. {Avec désespoir.) Et moi, moi qui avais tant de conliance dans sa loyauté!...
(// tombe assh.)
DELMARRE , ttCCablé.
Oh ! malheureux ! malheureux î
DELMARRE PÈRE.
Ainsi, vous que j'avais toujours regardé comme la dernière joie de ma vieillesse, vous détruisez en un jour toules mes espérances, vous dépouillez celui à qui vous devez tout, lils ingrat!... vous volez votre père!
DELMARRE.
Pitié... pitié! mon père!
DELMARRE PÈRE, Se levatlt.
Et comme si ce n'était point assez, comme si votre honte devait rejaillir sur tout ce qui vous est cher... père infâme!... vous volez l'honneur de votre enfant !
DELMARRE.
Oh ! mon lils ! mon lils !
DELMARRE PÈRE, M prenant le bras avec force.
Eh! sais-tu, malheureux, sais-tu le châtiment qui attend le faussaire?
DELMARRE , veculant épouvanté . Mon père!.. Oh ! non, non, plutôt la mort !
DELMARRE PÈRE.
1:1 voilà OÙ vous en êtes venu : le suicide ou la chaîne du forçat... Faites votre choix, Monsieur...
<Il fait un mouvement pour sortir; son fils court à lui.)
DEL3IARRE.
Ah ! mon père, ne me laissez pas en proie à cet alfreux désespoir!..
DELMARRE PÈRE.
Ah ! ne me retenez pas, car je vous... DELMARRE , tombant à ses genoux.
Non, oh ! non, ne me maudissez pas, mon père!... Grâce, grâce, au nom de ma mère!
DELMARRE PÈRE , CVIU.
Votre mère!... oh!
(// sort lentement par le fond, chancelant et sans pouvoir parler.)