‹ Magasin théâtralChapitre 13 sur 1475 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les MÊMES, L'EXEMPT.

l'exempt. Au nom du roi, messieurs, je vous arrête.

DUBOULOY. Hein ! vous nous arrêtez !

l'exempt. Suivez-moi, messieurs...

DUBOULOY. Où nous conduisez-vous?

l'exempt, a la Bastille !

LOUISE, à Charlotte. Sois tranquille ! tout ira bien !

Dubouloy tombe dans les bras de Roger et Charlotte dans ceux de Louise.

FIN DU PREHUiR ACTE.

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XCrV. DEUXIÈME.

Un salon de l'hôtel du Vicomte de Saint-Hérem, rue du Bac.

COMTOIS, seul, sortant de l'appartement à droite au mnmeni où l'on frappe violemment trois coups à lapurte de la rue, puis SALNT-HEi'vLiVl.

COMTOIS. Ail ! celle fois, ce doit être monsieur. (// va à ta fenêlre. ) Oui, je commençais vraiiiienl à èire l'oit iiiquici... Sorti depuis hier midi, et voilà qu'il est huit iieures du malin! {Apercevant son moilre qui entre en jetant son chapeau sur un fauteuil.) Oh ! oh ! il y a de l'oiage l. ..

ROGER. Il n'est venu personne pour moi?

COMiOiS. Un domesticjue de madame la comiesse de Monlbazon, qui m'a remis ce paquet.

ROGER. Donnez! (^ lui-même. ) Ce sont les lettres du duc d'Anjou... bien! [Haut. ) C'est tout?

coMiois. Oui, monsieur.

ROGEii. Je n'> suis pour personne, entendez-vous bien? pour perscmie, excepté pour M. le comte de Mauléon... Iletenez bien ce nom... et ne k faitos pas attendre cjuand il se présentera... C'est un très-gratid seigneur!... Si, par hasard, j'étais avec quelqu'un, prévenez -moi. .. Ah! et puis encore pour Dubouloy. ( A part. ] Si toutelois il est libre; car hier, à Saint-Cyr, aussitôt après noire arresiation, l'on nous a séparé-i, et depuis, pas la muJudre nouvelle. [A Comtois.) Vous lu'entendez...

Il va pour entrer dans la chambre à droite.

COMTOIS. Monsieur renire dans son appartement ?

ROGER. Sans doute... Qu'y a-t-il d'étonnant à cela?

COMTOIS. Oh ! rien... Alors monsieur sait probablement...

ROGKR. Quoi?... que voulez-vous que je sache? je ne sais rien... parlez... dites?

COMTOIS. Qu'il v a çueiau' uu dans l'appartement de moHoitur.

ROGEK. OueUju'un?.. et qui cela?

COMTOIS. Mais une femme.

ROGEU. Quelle femme?

COMTOIS. La femme de monsieur, madame la vicomtesse.

ROGER, à part. Après tout ce que j'ai dit, on a osé!... Ma fennue est ici!... dans cet hôiel, dans mou appartement... [Haut.) Qui a eu la hardiesse?...

COMTOIS. Ce matin, à quatre heures, une

voilure s'est arrêtée à la porte de l'hôtel. Breton, qui veillait, a cru que c'était monsieur qui rentrait, et s'est avancé pour lui of« frir ses services... Pas du tout, c'était une dame, aixompagnée de la marquise de iSeslc et de ia duchesse de Poliguac.

ROGER. De la .narxiuise de Nesle et de la duchesse de Poliguac !

CO.MTOIS. De M. d'Eslrécsctdc M. de Villarceaux.

ROGER. Le grand écuyer de monseigneur le duc d'Anjou et le premier geiililliouime de munseiçineur leduc de lîerry ! Ah! très-bien ! mailame de Maintenon !

COMTOIS. Monsieur comprend bien (fue quand Breton les a reconniis, il a ouvert toutes les portes. On a demandé où éiail l'apparlemeulde monsiem\.. lireton v a coiuluii la société... Arrivés là, ces me.ssiems et ces dames ont dil à U personne (prils coiitliiiî-aient : VicomU'sse de Saint- llérem, vous êieschvz vous, l'uis ils se sont reliivs. C'est comme cela (pie nous avons appris que monsieur était marié.

ROGER. C'est bien... Mettez vite l'appariemeut qu'occupe mon père, (piand il vient à Paris, en état de me lecevoir.

COMTOIS. Monsieur n'Iiabilera donc pas?...

ROGER. Faites ce que je dis. {Comtois s'acuiice vers l'apparlemenl de gauche. ) Ah ! Coiii,loi.s ?. . .

COMTOIS. Monsieur...

ROGER. Madame de Saint-Hérem a-t-clle une femme de chambre?

COMTOIS. FMJe en a deux.

ROGER. Vous prierez l'une ou l'autre de ces demoiselles de vous prévenir aussitôt que sa maître sse sera visible.

COMTOIS. Oui, monsieur.

ROGER. C'est tout... Allez.

Comtois sort.

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ROGER, seul

Cet épisode manquait, à l'histoire. Il est, sur mon honneur, ijaipos.sibie d'être plus cruellement m.siilié! Allô 'S , me voià la

f.ible de la cour! ,. Jv? i'aimais bien!

mais après ce qui vient d'arriver... jf ne lui liardounerai j iinais !... Ah! madamede Saintlléiem, prenez-y garde! vous jouez avec moi uneparti-^'langeieuse... el quoi([uevousayiez pour vous madame de Mainteuon, vous pourriez bien vous repentir de l'avoir entreprise.

LEb DEMOISELLES DE SAIMT-CYR.

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