‹ Magasin théâtralChapitre 1307 sur 1475 · ACTE m, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE I

BLANÇAY, à part.

Et que diable le guet a-t-il à faire ici ?

JUSTIN

Madame la Marquise excusera, j'espère, D'une imporlunilé le tort involontaire^ Mais iiid cousine attend des papiers...

LA MARQUISE, 0 part.

.luste ciel !

JUSTIN

Et comme je venais non- loin de votre hôtel, Ces papiers importants que demandait sa lettre, Moi-même entre ses mains j'ai voulu les remettre. (Aux premiers mots de Justin, Jeanne a ouvert les

yeux, comme se réveillant d'un songe pénible ; elle

se lève et va vivement à lui.)

JEANNE

Ah! cher Justin, donnez-, et restez près de moi, J'ai besoin d'un ami ! (Elle prend les papiers.)

JUSTIN

Quel trouble ! quel effroi !

BLANÇAY, ô part.

Cet uniforme-là blesse toujours ma vue.

LA MARQUISE, à part.

Ses créances sans doute? Allons, je suis perdue! JEANNE, se trouvant au milieu du théâtre et près de

Justin.

Madame, en cette vie, il est des jours affreux ! On caressait l'espoir d'un avenir heureux. L'amour et l'amitié coloraient un doux songe. Puis, le réveil arrive, et tout n'est que mensonge! Oh ! c'est un jour cruel, c'est un chagrin cuisant. Car l'espoir ne peut fuir du cœur qu'en le brisant ! Ce cœur qu'on outragea se révolte, s'indigne !...

LA MARQUISE

Et l'on se venge alors ?

JEANNE

Oui!... mais en restant digne Du bonheur qu'on rêva, dont on fut ébloui. Alors même qu'on voit qu'il s'est évanoui !

Comment ?

JEANNE

Écoutez-moi, madame la Marquise! fin du second acte.

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