‹ Magasin théâtralChapitre 1308 sur 1475 · ACTE TilOïSIÈllE · texte numérisé non relu

ACTE TilOïSIÈllE

Ce monde où vous vivez peut-être me méprise; Je suis une bourgeoise, et vous êtes des grands. Mais ces papiers du moins sont à moi!

LA MARQUISE

Je comprends JEANNE, à demi-voix^ à la Marquise.

Votre ruine est là!... seule j'en suis l'arbitre!

LA MARQUISE, avec hauteur.

Eh bien, Madame?

JKANNE, déchirant les papiers.

Eh bien! je n'ai plus aucun titre:

LA MARQUISE

Ociel!

JEANNE

Monsieur Dehorn, prince, ou comte, en ce lie Jeanne Frémont vous dit un éternel adieu ! (Elle prend vivement le bras de Justin et sort avec lu par le fond.) DEHORN, faisant un mouvement.

Je ne souffrirai pas...

LA MARQUiSR, se plaçant devant lui.

Oserez-\ous la suivre ?

(Dehorn tire vivement Blançay sur le devant pendan que la Marquise se rapproche des autres conviés e leur dit bas quelques mots.)

DEHORN, a demi-voix, à Blançay.

Oh ! de cet esclavage il faut qu'on me délivre ! Pour briser mes liens et m'éloigner d'ici Cet argent. Chevalier! cet argent!.., BLANÇAY, à demi-voix., à Dehorn, en lui remettant u) portefeuille.

Le voici !

LA MARQUISE, OU groupe des conviés.

Oublions tous. Messieurs, une scène incrovable. (Le domestique ouvre à deux battants la porte du fond.

LE DOMESTIQUE

Madame est servie.

LA MARQUISE, souriant.

Ah ! cela vaut mieux !... A table !

(Elle offre sa main au Marquis, tout le monde, except Dehorn, fait un mouvement pour se diriger vers l porte du fond ; la toile tombe.)

Le tliéâtre représente une boutique ouvrant sur la rue Quincampoix : au fond, au milieu, une porte- de chaque côte celte porte deux grandes fenêtres fermées par des volets. Porte à droite, porte à gauche; un fauteuil très simnl' chaque côté sur le devant du théâtre. '

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