SCENE VIII
JEANNE, LE PORTIER, entrant par la porte, à droite
du public.
LE POHTIER.
Monsieur Justin m'apprend le retour de Madame; J'ai là-bas, dans ma loge, un Monsieur oui réclame
Un moment d'entretien, et qui, (lojjul.s un moi?, Est, sans se rebuter, venu plusdu \ini;t lois.
JE AN. m:.
Je ne veux voir personne.
LE PORTIER
Il m'avait fail proriic-ttrft De vous donner du moins celle douzième lettre. (Jeanne prend la lettre des mains du portier, et lata-n
machinalement sans la regarder.) Vous ne la lisez pas ? Comme je vous ai dit. C'est la douzième fois, Madame, qu'il écrit.
JEANNE
Eh bien ! quel est-il donc ? que me veut-il ? {Elle regarde la lettre ei l'ouvre lentement.)
LE PORTIER
Je .cag Que si vous l'entendiez ? Un si charmant langage ! Et puis un air si doux, si triste !.. {Jeanne regarde la signature de la lettre et se lève vi vement.)
JEANNE
... Dieu puissant !
C est lui !
LE PORTIER
Vrai ! ce jeune homme est bien intéressant] JEANNE, avec une grande agitation.
Ne m'avez-vous pas dit qu'il est-là?
{Elle parcourt avec avidité la lettre.)
LE PORTIER
Dans ma loge.
Où, presque tous les jours, il vient, il m'interroge ; Il ne voulait pas croire à votre absence, aussi Il serait bien heureux...
JEANNE,, se tournant vivement vers le portier. Que vois-je?.. encore ici?
II me cherche, il attend, et vous restez !.. oh! vile. Allez!., mais courez donc!., qu'il vienne!
LE PORTIER
Tout de suite {Il sort par la porte, à droite du public.)