SCÈNE X
JEANNE, DEHORN, RORERT.
ROBERT, entrant par la porte, à droite du public.
Ah ! Monseigneur, je vous rencontre enfin !
DEHORN.
C'est toi, mon vieux Robert?.. Quelque nouveau cha- ROBERT. [grin ?
Oh! l'on n'en manque pas dans la ville infernale Que Satan semble avoir prise pour succursale ! Mais lisez ce paquet qui vous est adressé, H vient du ministère et m'a paru pressé. DEHORN, prenant le paquet.
Du ministère?., à moi?..
ROBERT
Que Dieu vous soit en aide !
JEANNE
Au malheur quelquefois un heureux jour succède.
DEHORN.
Juste ciel!., qu'ai-je lu?
JEANNE
Quoi donc ?
DEHORN.
Mon régiment Licencié!., mon grade, on me l'ôle!
ROBERT
Comment?
Exilé de la cour, repoussé de l'armée, Mon avenir perdu, ma carrière fermée!,.
C'est un aiTront sanglant!..
ROBERT
A mon maître, un affront^
JEANNE
Mon Dieu !
DEHORN.
Vous le voyez, Jeanne, ils m'accableront Ce Lavv que j'ai longtemps attaqué, mais qui règne, Cette femme jalouse et que mon cœur dédaigne. Ils se sont réunis !.. leur haine m'a frappé !
JEANNE
Se pourrait-il ?
DEHORN.
Mais non ! le Régent fut trompé !
H faudra qu'il me voie, il faudra qu'il m'écoute. J'ai des amis encor !.. qu'ai-je dit ?.. sur ma route Que vais-je rencontrer?., les dédains, ou l'effroi ! Tous me fuiront!
JEANNE
Alors, je vous resterais, moi !
DEHORN.
Merci, Jeanne! merci !
JEANNE
Partez donc, je demeure.
Vous tnc retrouverez, Antoine!
DEHOUN.
Avant une heure!..
Suis-moi, Robert, courons, viens au Palais-Royal.
ROBERT, à part.
Je l'ai prédit, le mal n'engendre que le mal !
( Ils sortent par la porte, à droite du public.)
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