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SCÈNE IL DEHORN, BLANÇAY

DEHORN, à lui-même.

Nul n.oyen d'aborder Son Altesse !

Partout le désespoir, l'abandon, la détresse! Oh ! c'est affreux ! (// met sa tête dans ses mains.) BLANÇAY, s'approchant.

Eh bien ! qu'avez-vous?

DEHORN, relevant la tête.

Ah ! c'est toi!

BLANÇAY.

Étonné d'un tel trouble et d'un pareil effroi!; Que se passe-t-il donc ?

DEHORN, se levant vivement.

Ma maison au pillage !

Huissiers et créanciers vendent tout!

BLANÇAY.

Du courage!

Faut-il se désoler ainsi pour de l'argent? Si j'étais comme vous allié du Régent?...

Le Régent?... De la cour, de l'armée il m'exile; Je suis sans régiment, sans crédit, sans asile! BLANÇAY, avec une feinte surprise et une bonhommie

simulée.

Ah! diable!

. DEHORN.

Jusqu'à lui je n'ai pu pénétrer.

BLANÇAY.

Bourasque d'un moment, qui ne saurait durer ! Si la chance pour vous devenait plus mauvaise. Votre famille parle, et le Régent s'apaise.

DEHORN

Je le crois !... Mais le mal peut-il être plus grand ?

BLANÇAY.

Mon Dieu ! qu'en savons-nous?

DEHORN.

Le doute est rassurant.

BLANÇAY.

Connalt-on l'avenir dont un hasard dispose ? Mais de ce grand courroux je devine la cause, De monseigneur Dubois les scrupules chrétiens Se seront indignés de vos torts et des miens?

DEHORN.

Des scrupules ?... Dubois ?

DEIIOUN.

Voilà, co me semble , Deux mots bien étonnés de se trouver ensemble.

BLANÇAY.

Et pourquoi, s'il vous plaît? C'est tout simple aujourd'hui: Si le diable jamais nous donne, ainsi qu'à lui. Cinquante ans^ escortés de goutte et de gravelle, r^mnip 1p. vieux sèment nous ferons Deau nouvelle.

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