ACTE IV. SCÈNE IX
Elle, dont le seul crime p?t de m'avoir aimé ! Le Ciel laisse du moins la fui le à l'opprimé, Nous fuirons!... La Fortune, enfin plus favorable, Vient tendre à ma détresse une main secourable. Pour tout reconquérir il ne faut qu'un moment ! Courage !
(Blançay entre par le fond^ s' éventant avec son mouchoir.)
BLANÇAY.
Ouf!... Respirons!... On a peine vraiment A sortir sain et sauf d'une telle cohue!
DEHORN.
Dis-moi, là-bas, Blançay, la baisse continue?
BLANÇAY.
Ma foi ! je n'en sais rien ! N'ayant pas mis au jeu. Les chances du tripot m'intéressent fort peu. Qu'importe qu'une bourse ou s'emplisse, ou se vide?
DEHORN.
Mais il m'importe, à moi, car mon sort se décide ; Ma vie et mon bonheur, Chevalier, tout est là !
BLANÇAY, riant.
Prenez bien garde, au moins, de perdre tout cela !
DEUORN.
Non, non ! à mes calculs le destin est propice, Je coursa la fortune!
BLANÇAT, à lui-même.
Ou bien au précipice! (Dehorn sort par le fond, et disparaît au milieu de la foule qui recommence à circuler dans la rue.)
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