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SCENE V

BLANÇAY, DEHORN, JEANNE, en peignoir de nuit. JEANNE, entrant.

Au secours! au secours! [jours!

Au meurtre !... Antoine... à moi ! viens défendre mes

{Elle tombe sur le siège placé à droite du public.)

DEHORN.

Dieu puissant!... Cette voix...

BLANÇAY.

C'est la voix d'une femme- (Il s'avance vers elle.) DEHORN, frappé de stupeur.

Quelle affreuse lumière a passé dans mon âme! BLANÇAY, qui s' cst approcké de Jeanne.

Jeanne Frémont !

JEANNE, jetant les yeux autour d'elle et reconnaissant. Dehorn.

Antoine !

BLANÇAY.

Elle !.. Comment?

JEANNE

Chez moi !.. Dans ma maison !.. Etcet or, c'est le mien!

Du sang!.. Blessée!.. Et Dieu ne l'a pas défendue !.. Blessée!..

JEANNE

Ah ! ce n'est pas ton poignard qui me tue ! BLANÇAY, écoutant au fond.

J'entends du bruit !.. On vient !

JEANNE^ à Dehorn.

Malheureux !.. Sauve-toi !

DEHORN.

Je veux mourir ici !

JEANNE, se levant aoec force.

Je ne le veux pas, moi!

Fuis'

DEHORN, dans une sorte de délire.

Non!

BLANÇAY, allant à la fenêtre et regardant en dehors De ce côté !.. Diable! ! C'est impossible ! JEANNE , à Dehorn.

Veux-tu joindre ta mort à cette angoisse horrible.

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