SCENE XIV
bien bavarde, Madame, (rù'cmen/, à part, remontant la scène.) Attends ! attends! je te ferai taire! (Il court au piano qui est en scène ; il exécute une éclatante ritournelle et commence le premier motif d'un duo que prend avec lui madame de Blaves entraînée. On exécute d'élan.) LE COLONEL, quittant le piano.
Quelle jolie voix !
MADAME DE BLAVES.
Ah! colonel, vous vous moquez... c'est la vôtre qui est fort belle ! elle est encore plus étendue que celle de mon mari.
LE COLONEL
Ce n'est pas le même genre, Madame; ce pauvre de Blaves avait un baryton.
MADAME DE BLAVES.
llein? comment! vous connaissiez mon mari't*
LE COLONEL
Oh ! beaucoup! ce cher camarade !.. le meilleur officier de l'armée !
MADAME DE BLAVES.
Voyez donc comme ça se trouve! Nous sommes en pays de connaissance... c'est singulier, pourtant, mon mari qui m'avait dit tous les noms de ses amis. {Cherchant.) Broussard !..
LE COLONEL
Ah! c'est que peut être il ne m'appelait pas Broussard, lui... il avait la manie de me donner un autre nom... mon nom de soirée. . il mappe- Init le comte d'Arbel.
MADAME DE BLAVES, surprise et heureuse.