SCÈNE X
SAINT-GERMAIN, la marquise DE POMPA- DOUR.
(Saint-Germain salue et fait quelques pas pour se retirer.)
LA MARQUISE
Restez, monsieur.
SAINT-GERMAIN
Suis-je assez heureux, madame la marquise, pour que vous ayez cherché ma présence? Aurais-je l'honneur de vous obliger? ma science et mes miracles sont toujours à vos ordres.
LA MARQUISE
Trêve de plaisanteries , monsieur.
SAINT-GERMAIN
Quel sévère langage dansunesi belle bouche !
LA MARQUISE
C'est le ton qui convient avec un ingrat.
SAINT-GERMAIN
Madame...
Il ne manque à la cour ni d'extravagants ni de dupes. Permis à eu.x de ratLicher votre crédit à je ne sais quelle puissance occulte et surnaturelle; mais vous ne sauriez oublier, vous, monsieur le comte de Saint-Germain , qu'un re- .gard de protection jeté sur vous est le vrai talisman qui vous a tiré de la foule.
SAINT-GERMAIN
Loin d'oublier vos bontés, madame, j'ai souvent eu la prétention de les justifier.
LA MARQUISE
Comment donc arrive-t-il que votre main se mêle aux intrigues dirigées contre moi ?
SAINT-GERMAIN
Veuillez vous expliquer...
LA MARQUISE
Oserez - vous nier que tout-à-l'heure une présentation n'ait eu lieu, par vos soins, sur votre demande ?
ACTR 11, SCÈNE X.
SAIST-GEHMAIS.
Ah ! VOUS êtes instruite...
LA MARQOISE.
f^a protégée «le monsieur le comte est sans doutejeune et jolie?...
SAIM-GERMAIN.
Mais...
LA MAPQUISE.
Vous VOUS êtes trop tôt flatté du succès. Quels que soient les attraits de cette rivale, nous avons encore du crédit ; je vais à l'instant <lemander justice d'elle et de vous. Je la verrai , cette beauté nouvelle...
SAIST-GERSIAIN. ( Madame de Mergy entre. )
Soyez satisfaite : la voici.
LA MARQCISE.
Cette femme 1