‹ Magasin théâtralChapitre 2 sur 1475 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CHARLOTTE DE MÉRIAN, entrant par la porte à gauche.

Elle fait deux ou trois pas sur la pointe du pied, écoute et regarde si elle^est bien seule. Sept heures sonnent.

Il m'a dit, en passant auprès de moi : Demain, pendant la récréation de sept heures,

ou mois de décembre 1700.

allez dans la petite salle bleue, levez le tapis de la table, vous y trouverez une lettre ; au nom du ciel, lisez-la! J'ai quitté Louise, sous prétexte de monter à ma chambre et je suis venue... {Tâlant le tapis.) C'est ici qu'elle doit être.... je la sens.... la voilà!.... Mon Dieu, que faire?... la prendre... c'est bien mal ' la laisser... c'est bien imprudent !... Si

cette lettre elait trouvée par quelque ?ousmaîtresse, et que par mallieiu- mon nom fût dans cette leilre. .. Oh ! niad^imede iMiiiutenon est si sévère... Mais, au fait, je puis jne tromper, ce n'est pcui-èire point une lettre que je sens là .. (lommtMit pounait-il entrera Sairst-Cyr. où aucun honune ne pénètre, excepté Sa Majesiéet les pritices ,du sang? {liile lève le tapis.) Si fiiit, c'est bien une lettre... auriiii-il osé se cojtfier à quelqu'un?... {S'élngnant.) Oh! non! bien déridénieut, je ne la prendrai pis.... Celui qui l'a apportée, quel qu'il soit, viendra chercher une réponse ; cette lettre lui seia rendue... Il n'y a donc rien à craindre... Non, non, je ne la prendrai pas... Mou pauvre cœur n'est déjà que trop enclin à réptindre à cet aiuour que m'expiinu'ut ses yeux; que serait-ce donc si je lisais ce qu'il m'éci it !

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