‹ Magasin théâtralChapitre 321 sur 1475 · SCÈNE xiir · texte numérisé non relu

SCÈNE xiir

MARIO, SILVIA, DORANTE, ORGON

SILVIA

Ah! mou père, vous avez voulu que je fusse à Dorante; venez voir votre fille vous obéir avec plus de joie qu'on n'en eut jamais.

DORANTE

Qu'entends-je ! vous son père, monsieur?

SILVIA

Oui, Dorante; la même idée de nous connaître nous est venue à tous deux ; après cela, je n'ai plus rien à vous dire ; vous m'aimez, je n'en saurais douter. Mais à votre tour, jugez de mes sentimens pour VOUS; jugez du cas que j'ai fait de votre cœur par la délicatesse avec laquelle j'ai tâché de l'acquérir.

ORGON

Connaissez-vous cette lettre-là ? Voilà par où j'ai appris votre déguisement, qu'elle n'a pourtant su que par vous.

DORANTE

Je ne saurais vous exprimer mon bonheur, madame ; mais ce qui m'enchante le plus, ce sont les preuves que je vous ai données de ma tendresse.

MARIO

Dorante me pardonne-t-il la colère où j'ai mis Bourguignon?

DORANTE

Il ne vous la pardonne pas, il vous en remercie.

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