‹ Magasin théâtralChapitre 358 sur 1475 · L'AMANT · texte numérisé non relu

L'AMANT

cœur de la petite cousine , et égayer la gravité de ton frère...

ERNEST

Ciel! mon frère! Garde-toi...

SAINT-LEGEH.

Bon ! ton frère... ton frère... n'a pas la goutte pour rien .. D'ailleurs nous ne parlerons pas, nous laisserons faire à la renommée ; elle traverse le département de ta tante. Si elle jase trop, nous corrigerons son dire à volonté ; je suis l'oracle du pays. Laisse-moi faire... je me charge de ta lettre... je m'informerai. ..Je sais déjà celte petite femme-là par cœur.

ERNEST

Qu'elle sache surtout que je n'ai que des intentions honnêtes..

SAINT-LEGER, ironiquement.

Oh ! oui, le cœur et la main , l'un ne va pas sans l'autre... (Lui passant la main sur la joue.) Bon petit garçon !

ÏÎRNEST.

Que je suis heureux d'avoir un ami comme loi 1 Je n'ai plus d'argent, je cours chez le banquier de mon Irére... Ah! j'ai envoyé ce malin mon adresse à M. Cavignac , j'ai une affaire avec lui. Croirais-tu qu'il a eu l'audace de dire que les yeux de ma cousine étaient petits et sans expression? Nous devons nous battre ; s'il vient, amusele, je l'en prie, jusqu'à mon retour... Et ma chère inconnue!... Ah! mon ami, mon ami! n'oublie pas ma lettre !

(Il reprend son chapeau, et sort, en courant, par la porte du fond )

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