‹ Magasin théâtralChapitre 384 sur 1475 · SCENE XXXIII · texte numérisé non relu

SCENE XXXIII

SAI>T-LF.(.EU.

Non; je trouverai un prélextc... Ah! ça, e\\^ l'aime donc bion?

LISETTE

Elle l'iulore.

SAIXX-LEGER , à part.

Comme elle s'enflamme! (Uaui.) Je suis fâché qu'elle ne m'ait pas vu le premier.

Que voulez-vous? Jeune, tendre, sensible...

SAINT-LEGER

Oui, très sensible.

LISETTE

Être unie à un vieux garçon de vingt-six ans..-

SAIXT-LEGER.

Un sot, je gage?

LISETTE

Je n'oserais le dire.

SAINT-LEGER

Je le soutiens , moi.

LISETTE

Cela pourrait-il lui convenir? Ma foi, vive M. Ernest, ses dix-sept ans, son joli visage et son innocence !

SAINT-LEGER

Ma foi, vive ta maîtresse, sa sensibilité et sa manière un peu brusque de mener les affaires!... j'aime ça , moi. Je brûle de la voir.

LISETTE

Vous ne la verrez pas.

SAINT-LEGER

Qu'est-ce que lu dis donc? Si je l'enlève...

Son voile restera baissé ; ce n'est qu'à cette condition qu'elle consent... Une pudeur bien naturelle...

SAINT-LEGER, fiant.

Tu badines , avec ta...

LISETTE

Elle craint de rougir devant vous.

SAINT-LEGER

La pauvre petite ! Mais je la verrai : sa main elle-même soulèvera ce voilejaloux... J'aurai l'air de croire qu'elle n'est pas jolie. La voici.

LISETTE

Un air grave !

SAINT-LEGER

Sois tranquille.

LISETTE

Je cours chercher les cartons.

( Elle rentre dans l'appartement. )

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