SCÈNE XXXII
S.\iM-LEGER, Mn»« DE SAINT-LEGER.
( Son voile est baissé. )
SAINT-LEGER, se Composant, et toussante plusieurs reprises pour cacher son rire.
Mademoiselle... (Il fuit un grand salut. ) que la
gravité de mon caractère , ce nom de philosophe et de moraliste qu'on se plait à me donner, ne vous effraient pas, je vous en supplie. Si je suis partisan de l'autorité paternelle, si j'aime" à reconnaître les droits sacrés d'un père sur ses enfans... (A part.) Elle a le pied plus joli que celui de ma femme. ( Haut. ) En revanche , je hais les tuteurs , et surtout les prétendus qui veulent épouser les jeunes personnes malgré elles. ( Toussant, et s'efforranl de s'empêcher de rire. ) Je professse le respect le plus profond pour les vieilles parentes qui donnent asile à l'innocence et à la beauté persécutées. (A part.) "Voyons la main. (Haut, en lui prenant la main.) C'est donc dans les bras de celte grand'maman , ou tante , comme vous voudrez , qu'Ernest et moi allons nous empresser de vous conduire? (A part, regardant la main.) Charmante! (Haut.) J'approuve l'amour de ce jeune homme ; et si les convenances de fortune et de famille s'accordent avec le feniimeni sympathique qui s'est emparé de vos cœurs, je vous unis , et j'appelle sur ce lien fortuné la bénédiction de la respectable parente.
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SCÈiNE XXXII!.
LISETTE , portant deux cartons qu'elle dépose sur un siège enenlranl; M^^ DE SAINT-LEGER SAINT-LEGER.
LISETTE , afTeciant le plus grand trouble. Mademoiselle ! mademoiselle ! je viens de les voir... Ils causent avec des gens de mauvaise mine... Ils semblent indiquer l'hôtel... Fuyons.
SAINT-LEGER
Ilâtons-nous... ( Prenant la main de M™« de Saint-Léger. ) Ne redouiez rien , mademoiselle.
LISETTE
Mais M. Ernest?...
Nous retrouvera dans un lieu dont nous sommes convenus. lA .M"" de Saint-Léger.) Une affaire... son banquier... (L'entraînant.) Venez, venez, mademoiselle.
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