SCÈNE XXXIV
LISETTE , M^^ DE SAINT-LEGER , SAINT- LEGER ; M. DIZET, se présentant à la porte, et portant sou fusil en sous officier.
BIZET
Halte! monsieur, s'il vous plaît; halte! (X part.) Il ne faut pas qu'on sache que j'étais seul au poste. (S'adressant au dehors.) Une sentinelle au bas de l'escalier ; deux à la porte cochère.
SAINT-LEGER
Mais que signifie?
ÎS
LE MARI ET L'AMANT
BIZET
Halte ! encore une fois, monsieur ; halle ! Vous me (lésobligerioz en me violentant.
SAINT-LEGER
Mais à qui"?...
BIZET
Je ïuis le sergent , le caporal , le poste enfin, à deu.x pas de l'Iiôte! ; et je viens m'opposer à l'enlèvemL'ut que vous projetez sur la personne de cette jeune dame.
SAI.M-LEGER , à part.
Fâcheux contre-temps !
LISETTE
Sauvons-nous , monsieur 1
SAINT-LEGER , à Lt<eUe.
Excellente idée !... Laisse-moi faire. (A part.) Où est le sergent , le caporal , le poste ?... BIZET, s'avançant.
Les voilà , monsieur.
SAI>T-LEGEB, à BiZBl.
Eh bien ! messieurs , on vous a induits en erreur. (Bas à M"" de SaiiU-Leger et à Lisette. ) Nc me démeniez pas, nous allons partir. ( Haut, à Bizet. ) Mademoiselle est ma femme.
M™*' DE SAINT-LEGER , avec uD mouvement de
surprise.
Ah!
LISETTE , à part , riant.
Bien trouvé !
BIZET
Madame votre épouse ?
SAINT-LEGER
Oui; M™^ de Sainl-Leger, épouse du colonel Saint-Léger, ma femme enfin, qui, inquiète de moi , est venue i^i, incognito, pour m'épier, me surprendre. (Bas, à M"' de Saint-Léger.) Ne dites rien. (Haut.) Nous nous sommes reconnus ce malin, expliqués, embrassés, et nous partons pour la campagne. Qu'est-ce que le poste a à dire à cela?
BIZET
Rien, monsieur le colonel , rien. (A part.) Que m'a donc chanté M. Motus?
SAINT-LEGER , bas à M™'' de Saint-Léger.
Je vous sacrifie ma liberté , vous m'en tiendrez compte. Moi, qui avais juré de ne me marier jamais!
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