‹ Magasin théâtralChapitre 409 sur 1475 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Dns.lUAiS, un>A FLOHINDK, DOUO HIKI:.

DonorirKE.

Relevez-vous, siigiieur don Juaii! Li- tunitr,

votre ami, vient d'arriver; il est dans la >alio

basse, et j'ai donné l'ordre de le laisser inoiiit.i.

DOSA KLr)r.lN[iE, en montrant don Juan.

Il sait tout, Dorothée, et je suis heureuse.

DOROTHÉE

Ah! cette fois, c'est moi (uji renil>ras.Ner:iis du meilleur de mon cœur, nos JCA»

Quand ton vieux Daniel ilevrait ressusciter de jalousie, j'en aurai le plaisir.

noiîprHF.E, regardant Floiinde.

En attendant mieux : le désert avant la lerrc promise I

lil>.\ JLAS.

Oui, R.uhel, l'iebecca . Débora, ou connue tu voudras , j'embiasse ilans ta pej-sonne louies les matrones de Jérusalem.

bOI'.OTUÉE.

Il l'a tait de si bonne jjraet! et si franchement, que je suis siire f|u'il m'a |)ri.se pour une autre. DOSA IIOlilSDE, en sOiiiiaiiC.

Pour qui doue?

DOS JLAS.

Ah ! si j'osais...

DOROTIIÉK

Un jour comme celui-ei et devant moi "... .-allons, un peu de courajje! {X don Juan, ((ui embrasse Florinde avec transpoil.) Assez, assez! pieiieZ garde : j'entends le comte.

DOSA KIoniMiE.

Désormais rien ne peui plus nous séparer.

scèm: vu.

Les I'récéuests, l'IllLlPI'E II.

PHILll'I'E n.

Pardon, seigneur don Juan : je suis sans doute indiscret par trop d'exactitude.

DOK JL'AS.

l'ouvez-vous l'élre? vous êtes fait pour ajouter au bonheur quand il est quelque part, et pour l'apporter oii il n'est pas; venez jouir du mien. (Le prenant par la uiain.) B^'lle Florinde, permettez tpie je vous présente le coiu'e de Santa-Fiore.

l'HII.II'PE II , à put t.

l'ar le ciel ! c'est elle ; cest elle-n-éuu' !

DOSA FLORISDE, bas .i Doioliiec.

iN as-tu pas reconnu ce jeune seij^nem •'

DOitOinêE, de ujénic k Floiindf.

Je l'ai cru d'abord.

nos JUAS , à riiilipiie 11.

Qn'avez-voiLs donc, cher corn»

vou» auriez déjà vu la »énoia?

UOlN JLAN D'ALTiaCHE.

VHlUVfE II.

Il est vrai, à Madrid... au Prado...

Puisque vous l'aviez vue , j'ai droit à un double renierdraent, car vous deviez désirer de la revoir.

PHIIJPPE 11.

Je crains rnêine d'avoir poussé ce désir just]u';i me rendre importun ; mais mon excuse est «rins mon admiration pour tant de charmes, et, je l'avouerai , seigneur don Juan , dans une ressemhlanre singulière, étrange...

DON JOAK.

Avec une personne dont vous m'avez parlé?

Avec elle.

TlON JUAN.

Je lui eu fais mon compliment, (bas.) et à vous aussi.

DONA FLORIXDE.

Soyez le bienvenu chez moi , comte de Santa- Fiore. Un grand pouvoir et l'amitié du souverain sont des titres au respect de tous ; mais vous en avez qui me louchent davantage: l'estime profonde que le seigneur don Juan vous a vouée et l'intérêt qu'il vous inspire.

PHILIPPli II.

(Croyez, sénora , qu'd m'est doux de devoir à voire ainour pour lui un accueil dont je suis reconnaissant. (A pan.) L;i jalousie me ronge le coiur.

nON JIAN.

Oui , aimez-nous tous deux; soyez mon frère et mon appui, en m'ouviant une carrière ovi je ferai honneur à votre j)rotection. Le roi doit avoir besoin d'un bon capitaine de plus, lui qui ne lest pas.

PHILIPPE 11, à part.

L'insolcut !

DOMA FLORISUE, bas à Dorothée.

Devant un ami du roi ; <|ui Ile imprudence !

PHlLtPPK II, à (Ion Juan.

Il me semble pourtant qu'il a fait ses preuves à Saint-Quentin?

DOSA FLORINDE

Et dans un jour de victoire.

DOS JUAN

Comme spectateur; mais je voas jure que le spectacle ne l'amusait guère, si j'en crois certaine anecdote...

DONA FLOniîiDE.

Fausse sans doute, et qu'il est peut-être inutiîe de raconter.

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