‹ Magasin théâtralChapitre 410 sur 1475 · L. «quelle · texte numérisé non relu

L. «quelle

DON JUAN

t)n assure qu'au moment où les balles sifflaient à son oreille, il disait à son directeur aussi pâle que lui : a Je ne comprends pas quel •I plaisir on peut trouver à cntendie cette mu- « sique-la. "

DON A FLOIUNDE.

(>'esi peu vraisemblable; un tel mut dans \i bout he d'un roi de Castille !

El le directeur l'aurait répété !

DON JUAN

Il ne le lui avait pas dit sous le sceau de la confession ; mais je juge par l'air soucieux de votre excellence que vous ne seriez pas homme à demander au roi si l'aventure est vraie.

PUILIPPE II.

Non , car je pense qu'il ne ferait pas grâce de la vie à celui qui lui adresseiait cette question. (A part.) C'est se perdre de gaîté de cœur. DONA FLORl^DE, à doa Juan.

Vous reconnaissez du moins avec tout le monde qu'il a une volonté ferme; qu'il est actif, infatigable, politique profond?

DON JUAN

Sans doute; etjehii pardoiînerais tout, hors cette sévérité religieuse qui cnuvie le royaume il'cchafauds et de bûcher<.

Toujours par suile de voire vocation?... Pour moi, je pense, comme lui et comme tous les prêtres de l'Espagne, qu'on ne peut trop détester, qu'on ne sautait punir avec trop de rigueur l'apostasie et le judaïsme, et je crois que madame est trop bonne Espagnole pour ne point partager mes sentiments.

nONA FLORINDE.

Que votre excellence m'excuse : une jeune tille n'a point d'avis dans de si hautes questions ; mais, si j'osais en avoir un , je vous dirais que, fussent-ils couj)abIes, quand des malheureux vont périr, le devoir des prêtres est de les bcnir, et celui des femmes de les plaindre.

PHILIPPE II, à part.

Un sérieux avertissement de l'inquisition pourra lui devenir utile...

DON JUaN , à Florinde.

Charmante !

PHILIPPE II , de ώnie Et servir mes projets sur elle.

DON JDAN.

Vous conviendrez qu'on ne pouvait pai mieux répondre.

J'avoue qu'il est difficile de vous donner raison avec plus de grâce.

DON JDAN.

Je vous ai prédit que vous seriez forcé de lui rendre les armes; résignez- vous à tenir votre parole. Pour que vous puissiez le faire en toute connaissance de cause, je vous laisse le champ libre. Oui, sénoia , je me vois obligé de vous quitter pour hâter le plus doux moment de ma vie; mille soins me réclament: il faut courir chez l'alcade, chez les gens de loi, à l'église, {)enser à tout...

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