‹ Magasin théâtralChapitre 428 sur 1475 · SCÈNE VIL PEBLO, BON JUAN , us Moine, qui dépose sur · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL PEBLO, BON JUAN , us Moine, qui dépose sur

un siège une robe de novice, et sorl.

DON JL'AiN, sans voir Peblo.

Me désarmer! m'anacher de ses {»enoux, malgré ses cris, malgré ses larmes! et je ne puis tirer vengeance de cette trahison! Four jamais séparé d'elle!

PKBLO.

Doux Sauveur! il parle d'une femme; écoutons.

DON JUAN

l'our jamais enseveli dans cette retraite! il me semble que l'air me manque. Ces murs m'étouFfent. En voulant me convertir do force, ils me rendraient impie, et les malédictions viennent d'elles-mêmes sur mes lèvres. (Tombant assis.) Je suis bien malheureux!

PEDLO.

!l me fait pitié. (A don Juaii.) Mon frère?

DON JL'AN , se retournant.

Qui étes-vous?

PEBI.O.

Le petit Peblo, votre camarade.

DON JUA».

Que me voulez-vous?

PEBLO.

Vous rendre service.

DON JIAN.

Dites-moi donc quel est ce couvent?

(^eiui de Saint-Just.

liON JUAN , se levant.

Te Saiiil-Ju.it! où Cliarlis-(juint s'est retiré?

PEBLO.

lis parlent t«u> de (^.harles-Qninl.

iio:^ ju»N.

Lui, du moins, prendra ma defertse. Ne puis je le voir?

PEBLO.

Il y a trt)is jours (ju'il e»t moii.

DON JUAN , retombant assi»

• Pà mon esptjir avec lui !

PEBLO , niystérieu«enieiit.

Ne vous désolez pas : je vous prolèye.

DON JUAN

Vous, mon enfant!

PEBLO.

Soyei bien docile aux ordres du frère Arsène, dont vous allez devenir le novice.

DOS JUAN

Moi novice; daumation! mort! enfer!...

PEBLO.

Comme il jure !'

Jamais : |)as plus que je ne veux être moine.

PEBLO.

Parlez donc bas ! au couvent on ne dit pas tout ce (ju'on pense , et on ne crie pas tout «'e qu'on dit.

DON JUAN, saisissant la robe <le novice.

Plutôt fouler cet habit sous mes pieds. PEBLO , l'arrêtant.

Gardez-vous-en bien! on eniage, si l'on veut, sous sa robe ; mais on ne la déchire p.'ts : cela se verrait. (A part ) C'est toute une éducation à faire.

DUN JUAN

Enfin , que voulez-vous me dire?

PEBLO.

Que j'ai le moyen de vous tirer d'ici; mais il faut vous contraindre.

DON JUAN

Le pourrai-je?

PEBLO.

Et si cette tiuit est sondire...

nON JUAN.

Eh bien ?

PEBLO.

Avec cette clef...

Après?

PEBLO.

Par cette fenêtre...

DON JUAN

(3n saute, et on est libre.

PEBLO.

Non ; on tombe et on se casse ie. cou j mais...

DON JUAN

Achevez î

PEBLO.

Silence ! voici frère Arsène

DON JUAH.

Je ne saurai rien.

ACTi: m, SCÈNK VII.

EBI.O ,c>iantan(.

Comme un ange il était beau, No, no; ' Comme un ange il était beau.

Noël nouveau !

Les PnÉcÉDENTS, FRÈRE ARSÈNE.

FRÈHE AKSKKE.

Ailes, Peblo , ch;inter vos noëis cbe/ moi.

PEBLO.

Dins votre jarJin plutôt, en atrosaiil voj fleurs ?

rnÙRB AnsÈNR.

Si vous voulez.

PEBLO, à part.

Je (lirai lieux mots à ses oranyes. (Kam.) Adieu , père Arsène ! (A don Juan , le doigt sur la bouche. ) A revoir, mon frère !

FRÈRE ARSÈNE

Sortez.

PEBLO , à part , en sortant.

Pourvu qu'il n'aille pas laisser échapper la vérité, lui qui n'a pas encore les habitudes de la maison !

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