DANVILLE, BONNARD
BO-NNARD , sa montre à la main.
Sais-tu qu'il est très tard ?
Deux lieures à ma montre , et tiens, déjà le quart. Rien que du Moniteur la lectm-e soit bonne , Je n'ai pas pu finir ma septième colonne; Mon cher , je mcuis de faim.
DANVILLE
Pardon , j'étais dehoi^...
BONNARD
Tu ne tiens plus chez toi, tu t'amuses , tu soi-s , Et ton ami Bonnard va , grâce à ta soitie , Trouver son diner froid et la poste partie. Je t'ai laissé le temps de voir ton trésorier.
BANVILLE , ù part.
Si j'accuse ma femme , il va se récrier.
BONNARD
Mon argent ! Hàtons-nous.
DANVILLE
Je te dirai...
BONNARD
Non, donne.
Ne me dis rien.
DANVILLE
Il faut... c'est que... je n'ai pL-rsonne Pour...
«ONNAnn. Appelle madame, ou fais-moi la faveui De me signer pour elle un billet au portcûi.
DANVILLE
Elle a, je l'oubliais, payé certaine somme... Quel intérêt si grand t'inspire ton jeune hoiuinc?
L se, DU VIEIL.
L'F.COI.F. l)i:S VIKILLAHDS.
B()N>\lUl. I
Qu*enteinls-ji;?
BANVILLE
Un étranger!
BOSNARP.
Tu le connais. i
DANVILLE. j
Qui, moi? '
BOSNARI). j
Cet éuan;;i r, mon cher, n'en est pas un pour toi. i
nANVILLE.
Comment! it de son nom tu m'as fait un mystère ! ;
BOSNARD.
C'est qu'il m'a défendu de le dire à son père.
DASVILLE.
Dieu! ce serait?...