‹ Magasin théâtralChapitre 497 sur 1475 · DANVILLE, BONNARD · texte numérisé non relu

DANVILLE, BONNARD

BO-NNARD , sa montre à la main.

Sais-tu qu'il est très tard ?

Deux lieures à ma montre , et tiens, déjà le quart. Rien que du Moniteur la lectm-e soit bonne , Je n'ai pas pu finir ma septième colonne; Mon cher , je mcuis de faim.

DANVILLE

Pardon , j'étais dehoi^...

BONNARD

Tu ne tiens plus chez toi, tu t'amuses , tu soi-s , Et ton ami Bonnard va , grâce à ta soitie , Trouver son diner froid et la poste partie. Je t'ai laissé le temps de voir ton trésorier.

BANVILLE , ù part.

Si j'accuse ma femme , il va se récrier.

BONNARD

Mon argent ! Hàtons-nous.

DANVILLE

Je te dirai...

BONNARD

Non, donne.

Ne me dis rien.

DANVILLE

Il faut... c'est que... je n'ai pL-rsonne Pour...

«ONNAnn. Appelle madame, ou fais-moi la faveui De me signer pour elle un billet au portcûi.

DANVILLE

Elle a, je l'oubliais, payé certaine somme... Quel intérêt si grand t'inspire ton jeune hoiuinc?

L se, DU VIEIL.

L'F.COI.F. l)i:S VIKILLAHDS.

B()N>\lUl. I

Qu*enteinls-ji;?

BANVILLE

Un étranger!

BOSNARP.

Tu le connais. i

DANVILLE. j

Qui, moi? '

BOSNARI). j

Cet éuan;;i r, mon cher, n'en est pas un pour toi. i

nANVILLE.

Comment! it de son nom tu m'as fait un mystère ! ;

BOSNARD.

C'est qu'il m'a défendu de le dire à son père.

DASVILLE.

Dieu! ce serait?...

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