NV!LLE
Et puis , moi-même je reçois ;
UOKTESSE.
Qui? votre ami Bonnard,ce monsieur d'autrefois?
Monsieur l'estime fort.
HOliTESSE.
Et conviendra, je gage, Qiie du siècle passé c'est la vivante image.
LE ^DC, en riant.
Madame...
DANVILLE
il vient ce soir.
HOKTENSE.
Pour le recevoir mieux , Avez-vous invité quelqu'un.... de vos aïeux?
nxvvu.i.E.
Horlense !
UOniENSE.
Ces! fini. Paix ; allons , je plaisante ; On croirait à vous voir que je suis médisante. (Au Duc. ) T,e suis-je? Jugez-nous.
DANVILLE
Brisons là.
IIOUTE.NSE.
Non, je veux Que le Duc aujourd'hui soit juge entre nous deux.
DANVILLE, à part.
J'ai peine à me contraindre.
LE DtjC, sérieusement.
Excusez-moi , madame ; .^Tais je ne puis trahir le penchant de mon ame. Encore un coup, pardon; j'aime monsieur Ronnnrd; C'est la probité même; oui, c'est un homme a part, Un esj)rir hors de ligne, et dès qu'un mot l'offense. On me voit des premiers voler à sa délense.
DANVILLE, enclianté, et regardant sa fcnniie.
Très bien , monsieur le Duc !
LE DUC
Mais SI l'on n'a lancé (.^11 un trait dont son honneur ne puisse être blessé; Si l'on 3 dit.... Eh quoi?... qu'il vit en patriarche, Qu'il dine encore à l'heure où Ion dînait dans
[l'arche; Ou quelqu'un de ces mots, qui seuls sont des poi-
Ftraits >
Que madame rencontre et que je chercherais , I Quel mal cela fait-il ? C'est s'amuser, c'est rire , ! C'est se jouer de rien ; mais ce n'est pas médire.
IIOUTENSE, en regardant son mari.
! Oh ! le Duc a raison.
i IE duc, à Danville.
I Monsieur, moins de rigueur;
I La conversation périrait de langueur 1 Sans ce tour amusant qu'un esprit fin lui donne ; I (Montrant liortense.)
j Tout le monde y perdrait, et vous plus quepersonne
' BANVILLE
j Je n'en disconviens pas ; mais brisons sur ce point.
Et pourquoi v(jtre ami ne nous suivrait-il point?
iioutensk I Sans doute !
danville.
j Un patriarche a l'humeur sédentaire
j Et s'arrange assez peu d'un bal au ministère. j D'ailleurs, souj^er ensemble est pour nous un \\un-
I IlOliTENSE, en riant. [heur.
j Souper! il vient souper?
I DA!\ VILLE, a sa femme, avec dignité.
Il nous fait cet honnec
(Au Dur.)
j Bien que de refuser, mon regret soit extrême, j Trouvez bon qu'à mon tour j'en appelle à vons-
[même Monsieur, vous m'approuvez, et, connaissant Bon I Vous me reprocheriez de traiter sans égard [nard, I L'ami qui rn'est lié par un commerce intime,
! Et que vous honorez d'une si haute estime.
I LE DUC
Cette exruse m'airêie, et je n'ose insister; I Mais, madame, parlez: qui peut vous résister?
J'implore en m'éloignani cet appui tutélaire, I Ou je vais de mon oncle encourir la colère. ! Monsieur, vous céderez, et moi, dans cet espoir, j Je viendrai, s'il vous plaît, m'en assurer ce soir.
eesessiesscsMoseesosseooesbeoeossaeeoeeioeeeeaoeoeaeoeaeseosoeeo