‹ Magasin théâtralChapitre 505 sur 1475 · ACTL: II. SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTL: II. SCÈNE VII

IIOr.TE>SE.

Mais quel est le motif de cette rppu(;nance ?

DANVILI.E.

l'ouvez-YOus m'aocorder un moment d'audience?

HORTENSE

Moi'

BANVILLE

Depuis mon retour, des soins plus importants, Des amis plus heureux s'arrachaient vos instants; Et , las de renfermer ce que je veux vous dire, Jai cru dans mon dépit qu'il faudrait vous l'écrire; Mais, puisqu'il m'est permis d'en décharner mon cœnr, . e vous le dis tout net : ce petit air mo(jueur Pour mon ami Bonnard m'offense et me chaj^rinc. Le besoin de briller à tel point vous domine , Qu'avec un jeune fou je vous vois de moitié Conoe ce digne objet d'une ancienne amitié. Vous riez du bon In;mnie;elj oui ! c'est nnbon iiomme; CInbonhommequej'aime;etp!nsd untjn'onreiiomme. Dont l'honneur faU grand bioiit, dont l'c.^prit est vanté, ?>'a ni son noble cœur, ni sa franche gaîîé. On l'attaque lui seul, et tous deux on nous blesse; Et chaque trait piquant lancé sur sa vieillesse Ke peut devant un tiers l'immoler aujourd'hui , Sans retomber sur moi, qui suis vieux comme lui.

HORTE>SE.

Mais le Duc vous l'a dit, ce n'est qu'un liadinage, Et le Duc, à mon sens, raisonnait comme un s-:i{je.

nAΫ VILLE.

Votre Duc ! il me choque au suprême degré.

Je connais peu de gens qui ne soient à mon gré ;

Mais lui, de me déplaire il a le privilège.

Me croit-il, ce monsieur, dupe de son manège?

Ce zèle officieux qu'd fait sonner si fort,

Cet air de vous blâmer, pour mieux me donner tort,

Tout ce jeu me déplaît. Poiu" des raisons sans nondjre ,

Il n'est pas bon qu'un Duc soit là comme votre ombre.

I,a répuUition d'une femme de bien

Dans la communauté ne compte pas pour rien ;

Et, s'il n'est défendu contre tous, à toute heure,

<Je fruit de tant de soins en un instant s'effleure.

1 1 ne faut qu'un jeune homme un peu trop assidu ,

Que le discours d'un sot par un autre entendu :

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