‹ Magasin théâtralChapitre 533 sur 1475 · BOSSARD · texte numérisé non relu

BOSSARD

DA>VILLE

Voyons, parle.

BONNARD

11 faut que je t'embrasse.

DA>VILLE

Il ne parlera pas.

BONSARn.

Et ta place, ta place !

Ah! que je suis content!

MADAME SAINCLAIR, à Danville.

Soyez donc plus joyeux.

BANVILLE

Mais tous ces bixiits sont faux.

BONNARD

Kon, non, j'en crois mes veux.

Tu ne peux récuser cet oracle suprême, Le Moniteur, Danville, est la vérité même. Ah ! tu n'es pas nommé? regarde, lis.

DANVILLE

Ociel!

On n'en doutera plus.

BOîCIARD.

Parbleu, c'est officiel !

Et d'autant plus heureux que , tremblant pour ma place , .l'oppose ton crédit au coup qui la menace; Car tous tes beaux serments, quand on en vient au fait, Sont, comme tes soupers, de grands mots sans effet. Mon affaire avec toi prend un tour fort sinistre : J'ai su qu'on en parlait hier chez le ministre.

DANVILLE

(A niailame Sinclair.^

Voilà le dernier coup ! comment !

MADAME .SINCLAIR

Sans contredit :

Il l'a dit à sa femme, Hortense me l'a dit. Moi , je l'ai dit au bal : le tout pour votre jjloire.

DANVILLE

Exposer un ami !

MADAME SINCLAIR

iSon , je ne puis le croire.

L^n mot dllortense au Duc , et tout est arrangé.

BONKARD, avec joie.

Ah!

DANVILLE

L'on t'abuse ici sur le crédit que j'ai ;

Je n'en ai pas, Bonnard.

MADAME SINCLAIR

Monsieiu", venez me prendre; Avec vous chez le Duc, c'est moi qui veux descendre. Tout-à-l'bem'e en son nom je vais vous présenter.

DANVILLE

Eh! madame!

BONNARD

Mon cher, permets-moi d'accepter Répare au moins le mal que tu viens de me faire.

DANVILLE, à part.

?'Iaudit respect humain qui me force à me taire !

BONNARD, à madame Sinclair.

J'ai deux mots à lui dire et vous m'excuserez, Deux mots, et je vous suis.

MADAME SINCLAIR

Monsieur, quand vous voudrez.

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