MARION, L'ANGELY
MARION, courant pour le retenir.
Didier! pourquoi cet adieu-là? pourquoi T'oublier ?
Les soldats la repoussent; elle revient vers l'Angely avec angoisse.
Est-il donc perdu pour cette affaire?
Monsieur, qu'a-til donc fait, et que veut-on lui faire?
l'angely.
11 lui prend les mains et la mène en silence devant
l'éeriteau.
Lisez !
Elle lit et recule avec luirreur.
MARION
Dieu ! juste Dieu ! la mort ! ils me l'ont pris 1 Ils le tueront! c'est moi qui le perds par mes cris! J'appelais au secours , mais à mes cris funèljres La mort venait , bâtant ses pas dans les ténèbres ! — C'est impossible! — un duel! est-ce un si grand
[forfait?
A L'Angely.
N'est-ce pas qu'on ne peut le condamner ?
l'angely.
Si l'ait.
MARION
Mais il peut s'échapper?
l'angely.
Les murailles sont haules !
MARION
Ah ! c'est moi qui lui fais un crimeavecmes fautes ! Dieu le frappe pour moi. — Mon Didier ! —
A L'Angely.
Savez- von S Que c'estlui pour qui rien ne m'eùt.semblé tropdonx ? Dieu! les cachots! la mort! Peut-être la torture!.,.
l'angely.
Peut-être. — Si l'on veut.
MARION
Mais je puis d'aventure Voir le Roi? Le Roi porte un co'ur vraiment royal, Il fait grâce?
l'anoelv.
Oui, le Roi. Mais non le cardinal.
MARiON,^are'e.
Mais qu'en ferez-vous àcmfi
l'angely.
L'affaire est capitale.
11 faut qu'il roule au bas de la pente fatale.
MARION
C'est horrible !
A L'Ançjely.
Monsieur, vous me glacez d'cïffioi !
Et qui doncôtes-vous?
l'angely.
Je suis bonffon du Roi.
MARION
O mon Didier! je suis indigne, vile, infâme. Mais ce que Dieupeutfaireavecdes mains de femme. Je te le montrerai. Je te suis! • ^ ■ ')
Elle sort du côté par où est sorti Didier.'
l'angely, resté seul.
Dieu sait où !
Ramassant son épée laissée ii terre par Didier. Çà, qui dirait qu'ici c'est moi (pii suis le fou? Il sort.