L.\FFEMAS, tressaillant
Gaspard de Saverny! mais à moins d'un prodige?.. Ils ont là son cercueil ?
SAVERNY, arrachantses fausses moustaches, sonemplâtre et sa perruque noire.
11 n'est pas mort, vous dis-je I Me reconnaissez-vous ?
LE MARQUIS DE NANc.is, commc réveillé d'un rêve, pousse un cri et sp jette dans ses bras.
Mon Gaspard ! mon neveu !
Mon enfant !
Ils se tiennent étroilenient embrassés.
MARION, tombant à genoux et les yeux au ciel. Ah ! Didier e>t sauvé ! — Juste Dieu ! DIDIER, froidement à Saverny.
\ quoi bon ? Je voulais mourir.
MARION, toujours prostcmée.
Dieu le protège !
DIDIER, continuant sans l'écouter.
Autrement cio\ez-vous qu'il m'eût pris à son piège. Et que je n'eusse pas rompu de l'éperon Sa toile d'araignée à [irendre un moucheron? La mort est désormais le seul bien que j'envie. Vous me servez bien mal pour me devoir la vie-
MAKIOiN .
Que dit-il ? vous vivrez !
Çà, tout n'est pas tini.
Est-il sûr que c'est là Gaspard de Saverny ?
MARION
Oui !
LAFFEMAS
C'est ce qu'il convient d'éclaircir à cette heure. MARION, lai montrant le marquis de Nangis qui
tient toujours Saverny embrassé.
Regardez ce vieillard qui sourit et qui pleure.
LAFFEMAS
Est-ce bieu là Gaspard de Saverny?
MARION
Comment Pouvez-vous en douter à cet embrassement ?
LE MARQDis DE NANGIS, ic détoumant. [àuie ! Sic'estlui: mou Gaspard! mon filsl mon sang! mon
A Marion.
N'a-t-il pas demandé si c'était lui, madame?