‹ Magasin théâtralChapitre 622 sur 1475 · L.\FFEMAS, tressaillant · texte numérisé non relu

L.\FFEMAS, tressaillant

Gaspard de Saverny! mais à moins d'un prodige?.. Ils ont là son cercueil ?

SAVERNY, arrachantses fausses moustaches, sonemplâtre et sa perruque noire.

11 n'est pas mort, vous dis-je I Me reconnaissez-vous ?

LE MARQUIS DE NANc.is, commc réveillé d'un rêve, pousse un cri et sp jette dans ses bras.

Mon Gaspard ! mon neveu !

Mon enfant !

Ils se tiennent étroilenient embrassés.

MARION, tombant à genoux et les yeux au ciel. Ah ! Didier e>t sauvé ! — Juste Dieu ! DIDIER, froidement à Saverny.

\ quoi bon ? Je voulais mourir.

MARION, toujours prostcmée.

Dieu le protège !

DIDIER, continuant sans l'écouter.

Autrement cio\ez-vous qu'il m'eût pris à son piège. Et que je n'eusse pas rompu de l'éperon Sa toile d'araignée à [irendre un moucheron? La mort est désormais le seul bien que j'envie. Vous me servez bien mal pour me devoir la vie-

MAKIOiN .

Que dit-il ? vous vivrez !

Çà, tout n'est pas tini.

Est-il sûr que c'est là Gaspard de Saverny ?

MARION

Oui !

LAFFEMAS

C'est ce qu'il convient d'éclaircir à cette heure. MARION, lai montrant le marquis de Nangis qui

tient toujours Saverny embrassé.

Regardez ce vieillard qui sourit et qui pleure.

LAFFEMAS

Est-ce bieu là Gaspard de Saverny?

MARION

Comment Pouvez-vous en douter à cet embrassement ?

LE MARQDis DE NANGIS, ic détoumant. [àuie ! Sic'estlui: mou Gaspard! mon filsl mon sang! mon

A Marion.

N'a-t-il pas demandé si c'était lui, madame?

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