SCENE IL
LA TISBE ; CATARINA, dans lalcôve.
LA TISBE.
Je pense qu'il n'y a plus très-long-temps à altendre. — Elle ne voulait pas mourir. Je le comprends, quand on sait qu'on est aimée ! — Mais autrement, plutôt que de vivre sans son amour,
Se tournant vers le lit.
— oh! tu serais morte avec joie, n'est-ce pas?
— Ma tète brûle. Voilà pourtant trois nuits que je ne dors pas. Avant-hier, cette fèt(> ; hier, ce rendez-vous où je les ai surpris; aujourd'hui...
— Oh! la nuit prochaine, je dormirai!
Elle jette un coup d'œil sur les toilettes de théâtre cparses autour d'elle.
— Oh oui! nous sommes bien heureuses nous autres! On nous applaudit au théâtre. Que vous avez bien joué la Rosmonda, maiiame ! Les imbéciles! Oui, on nous admire, on nous trouve belles, on nous couvre de fleurs, mais le cœur